L'employée aux écritures

le blog de Martine Sonnet – ISSN : 2267-8735

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"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?" Henri Michaux

Distance à parcourir

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Encore bien loin de se faire entendre

et qui sait même si, arrivé là, l’appareil sera en état de fonctionner.

Coeur de liasse

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Sortir la liasse pesante de son carton gris, évaluer que desserrant sa ceinture on y trouvera des feuilles volantes de divers formats, des feuilles cousues en cahiers, des registres reliés et qu’il faudra du temps pour en faire le tour ;

comprendre qu’il y a eu des repentirs,

des egos bien dimensionnés

et que finalement ce que je cherche dort au coeur de ce cahier parcheminé à rabat serré par des lanières, Livre des gages des domestiques et autres gages, où l’on faisait mémoire notamment des sommes versées au maître à danser des cinq filles mineures de dame Marie-Anne Gambetta veuve du sieur Jean-Baptiste Rex.

Remettre chaque pièce à sa place, poussières d’encre de 300 ans trop sèche collée au bout des doigts, reboucler la courroie autour du papier kraft qui maintient la liasse et reglisser cette dernière dans le carton gris. Rapporter le carton. Montrer ouvert son ordinateur en sortant de la salle et qu’aucun document volé ne s’y cache. Reprendre ses affaires au vestiaire. Quitter les archives.

Filed under du XVIIIe siècle

De la ville fantôme où l’histoire tourne en rond

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Quelques jours de cela, j’ai traversé une ville fantôme. Défense d’y naître comme d’y trépasser, jamais vous n’y trouveriez de pré/dis/posé à vous enregistrer, vous souhaiter la bienvenue ou prendre congé de vous, civilement. Et si d’aventure pareil événement, inaugural ou final (voire entre les deux, matrimonial) vous est advenu, ou à vos aïeux, dans cette ville du temps de sa splendeur, inutile de leur commander des extraits d’actes ou des fiches, individuelles ou familiales, avec ou sans mentions marginales, qui en attestent : ils ont d’abord scotché la fente de la boîte à lettres puis le dernier du bureau, en partant, l’a arrachée. S’est dit : prise de guerre.

Le commerce n’a pas survécu : plus moyen d’y trouver chaussure à son pied. Encore que dans cette boutique ils n’aient jamais eu un choix bien exaltant et que l’absence de vitrine à lécher leur ait toujours été un handicap pour développer leur affaire. Quand ils ont définitivement baissé le rideau qu’ils n’ont jamais eu, s’en étant toujours tenus aux deux battants de portes pleines qui protégeaient parfaitement la marchandise du soleil (mais aussi de toute convoitise), les successeurs désignés par l’enseigne, la compagnie des sapeurs-pompiers du district a très poliment décliné l’offre. Certes la signalétique était en place, mais leurs engins – sans parler de la grande échelle qu’ils avaient toujours un mal fou à replier après usage – ne rentraient pas.

Conséquence logique de toutes ces désertions, le correspondant local du principal organe de PQR couvrant la région a mis la clef sous la porte. Il avait hérité de l’ancien bureau du garde-champêtre, le dernier titulaire de la charge, un cul-de-jatte  ayant obtenu une dérogation  lui permettant de simplement afficher les avis à diffuser de part et d’autre de sa fenêtre. Une fois le dernier chien de la ville écrasé par la camionnette louée par l’officier d’état civil pour son déménagement, après le refus des soldats du feu d’occuper l’ancien magasin de chaussures, le localier a commencé à s’ennuyer comme un rat mort et puis finalement s’est pendu. Les pompiers arrivés trop tard n’ont pu que constater son décès qui n’a jamais été consigné sur aucun registre ni annoncé par voie de presse. Et pour cause.

Filed under utopiques

Quidam n’est pas n’importe qui

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C’est le moins qu’on puisse dire, avec tous les textes importants, jubilatoires, fantastiques, etc. etc – il y en a pour tous les bons goûts – que Pascal Arnaud nous a donnés à lire ces dernières années, domaine français et domaine européen 50/50 au catalogue.

Ces jours-ci, les éditions Quidam, indépendantes et audacieuses comme on les aime, ont besoin d’un coup de main, alors si on achète leurs livres maintenant en répondant à leur appel à souscription, on les aide à passer le cap. C’est très bien expliqué, et comment faire et le pourquoi du comment, sur le bloc-notes de Lekti-ecriture, alors allez-y voir et vous comprendrez que c’est urgent.

Quant aux livres à commander, vous avez l’embarras du choix, moi j’ai fait le mien (ceux de Philippe Annocque et de Romain Verger, je les avais déjà, mais c’est l’occasion si vous vous ne les avez pas encore découverts).

Filed under à chaud

“virgule d’une part virgule” (Pierre Bergounioux)

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C’était vraiment une belle semaine, au cours de laquelle j’ai rencontré Régine Robin, puis le même jour, mercredi 26, écouté Antonio Lobo Antunes à la librairie Compagnie et enfin, j’en rentre juste, bu les paroles, tout à l’heure au Petit Palais, de Pierre Bergounioux et Charles Juliet en un dialogue magistralement mené par Dominique Viart.

Pour reprendre dans l’ordre, avec Régine Robin nous avons beaucoup parlé – en déjeunant place de Catalogne – de villes en général, de Paris en particulier et du quartier de Montparnasse en encore plus particulier, de voyages (que je ne fais pas alors qu’elle est une parfaite globe-trotteuse) et d’historiens. Je l’ai étonnée en lui rappelant sa thèse sur les cahiers de doléances du bailliage de Semur-en-Auxois qui nous était donnée en modèle quand j’ai commencé mes études. Nous avons échangé sur notre expérience commune de curiosités extra-disciplinaires, linguistiques puis sociologiques dans son cas, alliées à une forte tentation littéraire pas forcément très bien comprises dans notre milieu professionnel…

Sortant du Millésime 62, elle m’a proposé de passer chez elle prendre un Mégapolis, les derniers pas du flâneur – échangé contre un Montparnasse monde. Grand moment : Régine Robin réside, quand elle est à Paris, dans le long immeuble donnant sur le Jardin Atlantique d’un côté, l’avenue du Commandant Mouchotte de l’autre. Celui dont la façade sert de toile de fond à mon profil twitter. Elles est mouchottienne, c’est son terme. Occasion de saisir quelques vues inédites, mais il fait très gris et je ne retouche pas la luminosité.

A 18 heures ce même jour je me suis propulsée de la rue d’Ulm à la petite salle en sous-sol de l’ancienne librairie de la place Paul Painlevé dans laquelle se tiennent les rencontres d’auteurs invités par la librairie Compagnie. Pleine à craquer et toutes les marches de l’escalier aussi. Antonio Lobo Antunes est arrivé, assez frigorifié et tout le monde voulait le débarrasser de son manteau, mais il ne s’est pas laissé faire, voulant le garder jusqu’à ce qu’il ait moins froid. Et puis il a parlé doucement, accent superbe, surtout pas de son livre nouvellement traduit, Mon nom est légion, ce qui ne facilitait pas la tâche du libraire animateur, qui aurait bien aimé tout de même qu’il en parle un peu… Mais non, c’est trop intime de parler des livres disait-il, alors il livrait plutôt : son enfance, ses grands-parents, le Brésil, l’Allemagne, sa fratrie (ses parents : quatre garçons les cinq premières années du mariage et encore deux plus tard), la guerre, l’écriture, le cancer, les honneurs. Amusée d’entendre Alain Veinstein qui le recevait vendredi soir pour ce même livre partir lui du principe que son interlocuteur ne parlerait pas du livre…

Et puis voilà qu’hier soir sur twitter Gilda* annonce que Pierre Bergounioux intervient au Petit Palais cet après-midi dans le cadre de “Littérature en vérité” ce qui bouleverse de fond en comble mon programme ménager du dimanche. En fait parlent ensemble de “l’expérience intérieure” Pierre Bergounioux et Charles Juliet, avec Dominique Viart. Ce dernier a parfaitement préparé la rencontre et aucune parole ne se perd, que ce soit à propos des rapports journaux/oeuvres, des récits de filiation, du renoncement à la fiction, de l’écriture sur les autres (Descartes ou Faulkner pour Bergounioux, Beckett ou Bram van Velde pour Juliet), de la littérature comme suture du sensible et de l’intellection. Des lectures d’extraits des deux auteurs par eux-mêmes, choisis et cochés par Dominique Viart sur ses exemplaires qu’il leur passe, émaillent les échanges. C’est un moment précieux. De temps en temps Pierre Bergounioux verbalise la ponctuation de ces phrases, façon de nous rappeler qu’il aime la grammaire… Mise en ligne annoncée – et espérée très vite pour que tout le monde en profite – sur le site de France Culture paraît-il.

Satisfaction aussi cette semaine d’un premier écho de lecture de Montparnasse monde, dans sa version couchée sur papier, sur le web : c’est Romain Verger qui le signe. Du coup j’ajoute au blog une page Montparnasse monde Actualités. Vraiment une belle semaine.

* Sur le blog de Gilda, le compte rendu illustré de l’après-midi (et je mesure que dans le mien j’ai oublié de parler de la soudure !)

Filed under la vie tout venant

Etalage au poil

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Ecouler le stock

avant l’arrivée

des maillots de bain

écouler le stock

avant qu’il soit trop tard

Montparnasse monde dans tous ses états

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Il y a eu les notes sur ce carnet

le même carnet qui, tête-bêche, avait servi à reconstruire l’atelier 62.

Il y a eu, sur le blog, des chroniques, régulières sous forme de feuilleton du samedi de septembre 2008 à juin 2009, puis irrégulières, puis ces chroniques réunies aux éditions publie.net disponibles de mars 2009 à novembre 2010. Merci à François Bon et à Xavier Cazin pour le passage par cette version numérique.

Enfin, en avril dernier j’ai rebrassé toutes les cartes et les chroniques sont devenues récit, augmentées, organisées, affranchies des photos (il en reste juste cinq, en noir et blanc, plus celle en couleur de la couverture) et le quatrième état (la quatrième dimension ?) du Montparnasse monde c’est le livre en (beau) papier publié par les éditions Le temps qu’il fait, en librairie jeudi 20 janvier.

Je n’irai pas voir dans les librairies parisiennes si mes voisins de table me conviennent : moi, pendant ce temps-là je serai en Bretagne, invitée à Hennebont, par la ville, la DRAC, l’écomusée des anciennes forges, et le EPLEFPA St-Jean-Brévelay/Hennebont. J’aurai l’occasion d’en reparler.

Filed under Montparnasse monde

Questions pour bâtir ensemble ma maison

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Grâce aux bonnes idées des internautes transmises par les moteurs de recherche, L’employée aux écritures aura de quoi bâtir sa maison le jour où elle décidera de retrousser ses manches de lustrine et de s’y mettre. Merci des suggestions, telles quelles en italique brun dans le texte, et dans cette nouvelle maquette du blog, les mots-liens sont soulignés.

Toutefois j’écarte l’idée d’aménager un algeco, comme celle de m’installer dans une cabane à Oléron. Je me rallie en revanche avec enthousiasme à celle de retaper une vieille gare abandonnée en Corrèze (suivez mon regard). Je ne sais pas, néanmoins s’il sera possible d’y importer l’horloge de la gare de Quimper, comme pendule de cuisine : ils en ont peut-être encore l’usage là-bas. Mais une chose sûre, c’est qu’on ne manquera pas d’échafaudages pour faire nos travaux.

Les huisseries seront protégées par des rambardes en ciment armé façon branches d’arbres qui seront du meilleur effet, ainsi que sur une façade, sobre, des volets bleu marine, et sur une autre des volets bois couleur originale. De façon générale on veillera à égayer les rebord de fenêtres et à se protéger des curieux, sans pour autant se condamner aux ténèbres, par des rideaux plein jour.

Entre cuisine et salle à manger,  le passe plat bar économisera les pas de la maîtresse de maison – je prends, comme toutes recettes de cuisine et conseils ménagers, j’en ai besoin. Le carrelage métro sur les murs me conviendra beaucoup mieux que de vieux papiers motifs cuisine.

Si de nombreuses variétés de plantes vertes d’intérieur assureront une ambiance champêtre, le mobilier proposé reste rudimentaire : je ne dispose pour l’heure que d’un lit brouette et d’un canapé vieux rose. C’est peu. On me propose bien une chaire d’église romane, mais j’avoue ne pas trop savoir où la mettre.

Quant au terrain autour de la maison, il faudra mettre d’accord celui qui s’inquiète du meilleur arbre pour se protéger des oiseaux et celui fermement décidé à refuser la pose de pics anti pigeons. J’espère qu’on y arrivera. Enfin, si je ne vois pas trop la nécessité d’un trottoir roulant pas accéder à le propriété, certains ont l’air d’y tenir : c’est encore à débattre. Merci pour le prêt du chariot porte bagages sncf, qui me servira à déménager et, quand c’est fait, on pend la crémaillère tous ensemble.

Invitée : Anne-Marie Emery

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Premier vendredi du mois, il y a du remue-ménage dans les blogs, on appelle ça les vases communicants : les unes et les uns s’en vont écrire chez les autres. Merci à Brigitte Célérier qui aide à s’y retrouver dans tout ça. C’est ainsi que  je suis heureuse d’accueillir Anne-Marie Emery du blog Pour le meilleur et pour le lire, reflet des lectures qui la touchent et dont elle donne à lire des morceaux choisis. Elle vient ici écrire son Montparnasse à elle (l’idée de l’invitation est née d’un de ses commentaires à une chronique récente du Montparnasse monde), riche en vies minuscules, tandis que je vous propose, chez elle, une page choisie sur le rayon le plus à portée de main de ma bibliothèque, celui des auteurs qui accompagnent au quotidien.

Sous les voies, la vie….

- Non, madame, cette rue n’existe pas, rue de Médéah, me dites-vous? Non, ici, c’est la mairie du 14ème.

- J’insiste, madame, j’ai besoin de cet extrait d’acte de naissance ; mon père est né au 18 de cette rue , le 13 janvier 1921 ; vous allez la trouver dans les archives.

- Un moment, je vous prie….C’est exact, madame, je vois que cette rue a disparu lors de l’élargissement des voies de la gare Montparnasse dans les années 60.

Et voilà,  disparues,  rasées, ces maisons à un étage où vous vous étiez établis en 1920, à votre arrivée de Lozère, votre fille, Marie-Louise avait douze ans.

Difficile de dire à votre place le choc, l’étrangeté du lieu, la brutalité de la découverte, le bruit, l’agitation de la rue, la circulation ; peut-être êtes-vous restés plusieurs semaines sans voix ? Le bitume, un portail, un trottoir ; vous avez dû être interdits, déboussolés devant les devantures, les affiches publicitaires ; rien de tel dans votre hameau de Chabalier, aux sources de l’Allier.

Et cependant, on se trompe sans doute ; bien doux était ce passage à la vie ordinaire, au sortir de la guerre ; une douleur tenace mais sobre au coeur, la décision de changer de vie. Vous, Rémi, blessé à la tête mais vivant, vous n’avez pas voulu reprendre votre poste d’instituteur “les enfants sont trop difficiles, le métier trop dur…” Ce sont vos propos de l’époque. Vous avez un brevet supérieur, vous obtenez le poste de gestionnaire du salon de thé du Bon Marché, on disait “Chez Boucicaut”, à ce moment-là. Mélanie vous suit, elle est enceinte, André va naître.

Il lui faudra à elle et toutes les autres femmes une immense finesse, pour vous accueillir, vous les maris et les pères devenus des inconnus. Ce ressort immédiat, ce désir d’un autre enfant, elle a su vous le donner. Vous avez vécu de bons moments rue de Médéah, glanant de jolis objets aux puces de la porte de Vanves. Nous l’avons encore, cette belle pendule. Mélanie a bien vite fait fondre la glace, son charmant accent cévenol, vraisemblablement.

J’aime imaginer le petit André, à peine sorti des langes, jouant dans la rue ; il était passablement insupportable, me dira plus tard Marie-Louise qui le gardait à l’occasion. Il allait traîner autour de l’atelier d’en face, au 11 de la rue. Il regardait le maitre sculpter son métal, le nez tout près du chalumeau. Et si c’était vous Julio Gonzalès qui lui aviez  donné l’amour du travail manuel bien fait.

Frêres et soeurs étaient restés derrière, s’établissant , qui dans le Gard, qui dans la Drôme ; il vous avait fallu de fermes convictions et une volonté farouche pour tout reconstruire ici, pour vous acclimater, pour ne pas être des intrus ; pas le choix, disiez-vous, en la circonstance, que faire là-haut à 1300 m d’altitude ?

Je songe aux milliers de voyageurs, qui, tous les jours à cet endroit précis rangent magazines et portables  avant l’arrivée en gare des trains qui amorcent là leur freinage. Ils ignorent que des gens ont vécu, à l’emplacement précis de ces rails, des vies pas si minuscules que çà ; les rues ne sont plus mais nous conservons précieusement des fragments de leurs vies d’exilés dans nos sacs à dos, de temps en temps, nous les convoquons et ils nous parlent myrtilles et arnica et toute cette nature qui leur a si cruellement manqué, à n’en pas douter, rue de Médéah.

Texte, photos et boîte à gâteaux Anne-Marie Emery

Filed under Les invités

Effets du gel dans cette banlieue

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C’est le première fois que je reprends ici un paragraphe que j’ai proposé au Convoi des glossolales, ce blog collectif à l’initiative d’Anthony Poiraudeau publiant quotidiennement, anonymement (avec juste une liste globale des auteurs participants selon une contrainte de régularité ou sporadiquement) une suite de textes qui ont pour dénominateur commun de ne comporter qu’un seul paragraphe (peu importe sa longueur) et d’avoir été reçus le même jour. Je me réapproprie celui-là, écrit hier, mais c’est pour une bonne cause : l’illustrer. En rentrant ce soir (photo de nuit sans flash), je trouve à photographier sur mon chemin exactement ce que j’évoquais. Ce sera plus compréhensible.
416. Dimanche 2 janvier. Je m’aperçois, en allant au marché ce matin, que dans cette banlieue toute de meulière les épisodes de gel/dégel un peu vifs sont toujours suivis de l’effritement – voire de la fracture – d’un certain nombre de murets. Je ne saurais dire pour les murs des maisons : ils sont un peu loin, en partie dérobés à la vue. Les pierres des murets d’enclosure attaquées par le froid révèlent leur porosité, leur qualité relative. S’en échappent, en petits tas sporadiques sur les trottoirs, à leur base, un granulat d’un jaune assez vif que leur apparence extérieure ne laisse pas soupçonner. La surface des pierres usée quotidiennement par les éléments dans la conformité des moyennes saisonnières est grisée, brunie, sous leurs effets. Mais que surviennent des jours hors normes, que le mercure descende en tréfonds insoupçonnables pour nos latitudes et, dès que celui-ci remonte et que nous nous détendons un peu, les murs de cette banlieue exposent leur vraie nature et leur fragilité.

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