le blog de Martine Sonnet – ISSN : 2267-8735
"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?" Henri Michaux
Au musée d’Orsay, vendredi, comme j’étrennais mon pass Orsay/Orangerie,
je me suis arrêtée devant ce tableau de Camiille Pissarro
Femme étendant du linge (1887)
et je me suis souvenue de mes vacances de l’été 1960
du fil à linge tendu de ma maison natale à l’ancienne boutique paternelle.
J’avais 4 ans, le baigneur s’appelait Pascal,
comme le petit voisin du premier étage dans notre HLM en banlieue parisienne.
Ajout du dimanche 18 janvier 2026
Et comme la lessive étendue dans la tableau de Pissarro
la lessive familiale arrivait du lavoir (qu’on disait le “doué”)
en brouette (qu’on disait beurouett’ ou quelque chose comme ça).
PS : vous aurez reconnu le forgeron (en vacances)
quelle belle et touchante photo ! il y en avait du linge et sans doute pas de machine à laver encore et que dire ces pinces qui finissaient toujours par casser mais le bonheur d’étendre encore un peu au grand air. Mince continuité d’un univers à l’autre que celle d’un prénom.
(voilà que j’ai justement manqué (trop froid) l’exposition à Orsay “John Singer Sargent. Éblouir Paris” qui se terminait aujourd’hui) vous emmeniez donc l’effigie de votre amoureux, Employée ? (j’ai beaucoup aimé l’exposition Pissarro vue un jour à Barcelone il me semble me souvenir – c’est un de mes préférés) (mais est-ce le forgeron qui prend la photo (ou plutôt quelqu’un.e de la fraterie-sororie etc.je suppose) ?) on attend la suite en tout les cas.
Au Québec: comme tu sais : barouette — https://oreilletendue.com/2017/04/26/durete-de-la-brouette/.
on l’a reconnu oui – mais elle, ce tréteau à votre avis,Employée, quel en était l’usage ?
Je pense que le tréteau servait temporairement de support au linge mouillé sorti de l’eau (c’est une hypothèse ; souvenir flou)