L'employée aux écritures

le blog de Martine Sonnet – ISSN : 2267-8735

RSS Feed

"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?" Henri Michaux

D’une lessive l’autre, d’une brouette l’autre

Comments Off
Posted by ms on 11 janvier 2026 at 13:18

Au musée d’Orsay, vendredi, comme j’étrennais mon pass Orsay/Orangerie,

je me suis arrêtée devant ce tableau de Camiille Pissarro

Femme étendant du linge (1887)

et je me suis souvenue de mes vacances de l’été 1960

du fil à linge tendu de ma maison natale à l’ancienne boutique paternelle.

J’avais 4 ans, le baigneur s’appelait Pascal,

comme le petit voisin du premier étage dans notre HLM en banlieue parisienne.

Ajout du dimanche 18 janvier 2026

Et comme la lessive étendue dans la tableau de Pissarro

la lessive familiale arrivait du lavoir (qu’on disait le “doué”)

en brouette (qu’on disait beurouett’ ou quelque chose comme ça).

PS : vous aurez reconnu le forgeron (en vacances)

Filed under la vie tout venant
Both comments and pings are currently closed.

8 Comments

  • On 11 janvier 2026 at 19:32 Élise said

    quelle belle et touchante photo ! il y en avait du linge et sans doute pas de machine à laver encore et que dire ces pinces qui finissaient toujours par casser mais le bonheur d’étendre encore un peu au grand air. Mince continuité d’un univers à l’autre que celle d’un prénom.

  • On 11 janvier 2026 at 19:47 ms said

    Merci Elise, grosse lessive en effet ! Et comme sur le tableau de Pissarro, le linge arrivait du lavoir en brouette (il faut que je retrouve une photo qui existe de la brouette avec lessiveuse poussée par le forgeron).

  • On 11 janvier 2026 at 23:46 PdB said

    (voilà que j’ai justement manqué (trop froid) l’exposition à Orsay “John Singer Sargent. Éblouir Paris” qui se terminait aujourd’hui) vous emmeniez donc l’effigie de votre amoureux, Employée ? (j’ai beaucoup aimé l’exposition Pissarro vue un jour à Barcelone il me semble me souvenir – c’est un de mes préférés) (mais est-ce le forgeron qui prend la photo (ou plutôt quelqu’un.e de la fraterie-sororie etc.je suppose) ?) on attend la suite en tout les cas.

  • On 12 janvier 2026 at 10:37 ms said

    Le forgeron qui a poussé la brouette au retour du lavoir (il faut que je retrouve la photo et je l’ajouterai à ce billet) n’est pas photographe. Une soeur, vraisemblablement, derrière l’objectif.

  • On 18 janvier 2026 at 20:20 Benoît Melançon said

    Au Québec: comme tu sais : barouette — https://oreilletendue.com/2017/04/26/durete-de-la-brouette/.

  • On 18 janvier 2026 at 20:32 ms said

    Merci Benoît, barouette et beurouett’ sont cousines en effet ! Quant au “doué” qui me reste aussi dans l’oreille (sans qu’il me soit nécessaire de la tendre) je suis heureuse de voir mon souvenir confirmé dans un traducteur normand-français en ligne qui propose “douet, douit, dou = lavoir, mare (endroit où l’on lave le linge)”

  • On 18 janvier 2026 at 23:56 PdB said

    on l’a reconnu oui – mais elle, ce tréteau à votre avis,Employée, quel en était l’usage ?

  • On 19 janvier 2026 at 0:06 L'employée aux écritures said

    Je pense que le tréteau servait temporairement de support au linge mouillé sorti de l’eau (c’est une hypothèse ; souvenir flou)

Pingbacks / Trackbacks

Rubriques du blog

Recherche

Archives du blog depuis avril 2008

Sur Twitter

tous textes et photos copyright Martine Sonnet, sauf mention spéciale
var _gaq = _gaq || []; _gaq.push(['_setAccount', 'UA-25117361-1']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();