Archive pour la catégorie ‘revues de questions’

Questions d’automne emportées par le vent

Mercredi 9 décembre 2009

Un certain temps que L’employée aux écritures n’avait pas pioché dans sa boîte à questions. Ce soir, les yeux bandés, c’est chose faite : réponses complémentaires à quelques internautes naufragés sur mon île par Google & co.

Sur l’usage du cageot en littérature, Pierre Michon, en majesté entouré de cageots de livres sur la couverture du beau recueil d’entretiens Le roi vient quand il veut fournit une réponse pratique : si la littérature s’intéresse peu au cageot, le cageot, lui, peut contenir de la littérature.

Le nom de l’employé de l’hôtel : quel hôtel, quel employé ? j’en ai tellement fréquenté ces deux dernières années, mais en tous cas, à Rouen l’hôtel s’appelait Astrid finalement.

Pour trouver un avocat chinois à Montparnasse ne cherchez pas dans la gare, c’est inutile, et je ne garantis rien pour le reste du Montparnasse monde, explorez plutôt le 13e arrondissement.

Les effets de la non écoute de l’employé, sont suicidaires.

J’encourage le jeune internaute cherchant un résumé intégral Martine Sonnet Atelier 62, pour épater son prof, à faire un petit effort : les chapitres sont courts et peuvent même se lire dans le désordre.

Peut-on voir le sexe d’un axolotl ? L’axolotl ne se regarde que les yeux dans les yeux : c’est là qu’il cache ses Armes secrètes.

Ma clé usb est passée dans la laveuse à linge quoi faire ? Merci de ne pas remuer le couteau dans la plaie : l’égarement en novembre de deux des miennes dans un TGV entre Paris et Grenoble, voiture 3, place 34, m’a complètement lessivée, essorée, tourneboulée.

A qui cherche des mots pour saluer une invitée je suggère de lire ou relire La visite de la vieille dame, de Dürrenmat, que j’avais vu jouer autrefois au Théâtre de la ville, il me semble qu’on doit en trouver là de bien tournés.

Enfin, le mien ne se terminant pas par 118, je suis au regret de ne pouvoir fournir le n° de téléphone d’Alain Veinstein dont je suis pourtant la fidèle auditrice (et fus l’invitée ponctuelle).

Questions de septembre (avec Michaux pas loin)

Jeudi 8 octobre 2009

Les questions récoltées dans son jardin en septembre sauf une, L’employée aux écritures n’y répond pas – mais les traite néanmoins en pensant à Henri Michaux et à sa provocation à l’écriture, efficace jusqu’au tout venant des requêtes adressées à un moteur de recherche.

Quelqu’un cherche un conseil pour éclaircir une pièce. Quelqu’un cherche à savoir ce qui s’est passé dans l’audi de son mari. Quelqu’un cherche comment cacher une palissade de jardin. Quelqu’un cherche un itinéraire de dispersion des cendres. Quelqu’un cherche quoi faire pour son échafaudage pas en règle.  Quelqu’un cherche comment cirer une armoire normande. Quelqu’un dit juste : “les manteaux me surprendront toujours”. Quelqu’un cherche la version orchestrale du Mexicain basanéQuelqu’un cherche des instructions pour le réglage de la selle Proust*. Quelqu’un cherche si Denise a été employée dans mon entreprise. Quelqu’un cherche la notice sur les soins aux noyés. Quelqu’un cherche des idées fabuleuses. Quelqu’un cherche comment se remettre d’un évanouissement dû a une émotion forte. Quelqu’un cherche des recettes de cuisine datant de 1940 : mais là une réponse énergique s’impose : nous ne mangerons pas cette tambouille-là.

*Comme chacun sait, depuis que le Notulographe a attiré notre attention sur cet accessoire, la selle équipant les vélos agréés par la Poste spinalienne.

Questions d’été : pas de 15 août pour les braves

Samedi 15 août 2009

 

L’employée aux écritures séjourne dans un bocage charmant mais parcimonieux en connection internet, malgré souscription à une prometteuse Option Voyageur Illimité. L’an dernier, du même endroit, à la même période et avec la même logistique je parvenais à mettre en ligne des photos de vacances qui ennuyaient tout le monde comme il se doit.

Cette année, vous y échappez (mais pas pour longtemps) puisque mon External Modem me trahit, mais ma conscience professionnelle me fait néanmoins expédier quelques réponses à des internautes qui n’ont pas besoin qu’on leur fasse un dessin et constateront ainsi la bonne continuité du service.

C’est précisément le souci de mes semblables qui m’incite en premier lieu à mettre en garde la ménagère maniaque en quête d’unecireuse pour sol inégal : un sol inégal est intrinsèquement casse-gueule, n’allez pas en plus le cirer, croyez-moi, vos invités ne vous en voudront pas.

Au coeur de l’été, la sécurité reste la règle et j’appliquerai le même principe de précaution face à deux autres requêtes. Confectionner soi même un filet de hamac : dans le registre des travaux manuels, de belles réalisations auxquelles on ne penserait pas spontanément sont possibles, nos chers bambins nous le rappellent tous les ans à l’occasion de la fête des mères. Mais le macramé, s’il a, dans les années 1970, soigné bien des vagues à l’âme, assure-t-il pour autant la solidité attendue d’un hamac ? Que l’internaute qui rêve d’une balustrade de terrasse en béton d’occasion réfléchisse bien également avant de bricoler son installation. Les gardes-fous ne supportent pas l’approximation et un accident domestique est si vite arrivé.

Mon expérience personnelle est très limitée, quant à savoir si une dent de sagesse à extraire est-ce mieux l’hiver ou l’été ?  Les deux dont on m’a délestée l’an passé, ont été délogées l’une au printemps, l’autre en été, et je n’ai pas vu grande différence si ce n’est qu’en été la glace fond plus vite. Pas la peine d’y revenir : j’en ai fini avec toutes mes sagesses et leurs comparaisons saisonnières. 

Comment se présente sur une cape de vampire la couture du col. Moi qui me rentre, les soirs d’été, au vol de la première chauve-souris, je serai bien en peine de vous en fournir le patron. Allez plutôt louer ou emprunter le DVD d’un Nosferatu (Murnau ou Herzog, au choix) et faites des arrêts sur image pour étudier l’assemblage du col quand vous visionnerez le film.

La vitesse de lecture d’une page 21/29,7 me paraît varier d’un individu et d’un texte à l’autre, je ne me hasarderai donc à avancer aucun score. Et ce d’autant moins que les temps changent et que le format A4 n’est plus, loin de là, le seul qui se dévore des yeux. Dans le même ordre d’idée, on me demande comment plier une feuille a4 pour CV question à laquelle Thierry Beinstingel qui s’y connaît en CV roman serait bien mieux à même de répondre que moi.

Enfin, la proximité de septembre et de ses rituels est bien sensible au travers de certaines de vos préoccupations. Comme celle consistant à s’enquérir d’un cartable à roulettes lumineuses, à laquelle je réponds deux fois non : non au cartable à roulettes et non aux roulettes lumineuses. Ou celle relative aux petits fours à la fête de l’huma : je me réjouis d’être invitée au village du livre cette année comme l’an dernier, mais je n’ai personnellement aucun souvenir d’y avoir vu circuler des plateaux de petits fours. A la Fête de l’Huma, les petits fours, là n’est pas la question.

Question de mai avec poignée de cerises dans un chapeau

Mercredi 3 juin 2009

 

Les questions de mai, j’en fais ce qu’il me plait, alors je ne m’intéresse qu’à une seule, jolie et bien de saison comment cueillir des cerises ?

Réponse : courrez voir ou revoir Le genou de Claire d’Eric Rohmer, film qui dispense la plus exquise leçon de cueillette de cerises de toute l’histoire du cinéma. 

Claire sur son échelle, dans l’arbre, et Jérôme, avec son chapeau, sous l’arbre, oeil à hauteur de genou : du genou, de Claire, le justement fameux.

Ce film, je l’ai vu dès sa sortie, en 1970, comme Elise ou la vraie vie de Michel Drach sorti la même année, mais celui-là enfoui dans ma mémoire jusqu’à ce que l’écriture m’y ramène. Adolescente toute ouïe à l’écoute du cinquième conte moral de Rohmer, je m’identifiais à ses personnages de jeunes filles, bien sûr, mais me projetais aussi, et pas qu’un peu, dans celui d’Aurora, la romancière manipulatrice…

”Historiquement” Le genou de Claire, Ma nuit chez Maud et Le beau mariage, sont mes trois films de Rohmer préférés et j’ai été très heureuse l’année dernière d’avoir l’occasion de parler avec leur monteuse Cécile Decugis, également monteuse, avant ceux-là, d’ A bout de souffle. C’est dire si j’étais dans mes petits souliers lorsque nous avons ensemble regardé chez elle des images qu’elle tenait à me montrer, tournées par elle en 2004 et 2005 autour de l’île Seguin. Tout se tient.

Depuis 2007, à mes trois films rhomériens -difficile de dire anciens- préférés, j’ajoute bien sûr Les amours d’Astrée et de Céladon, source de grand émerveillement et oeuvre magistrale de jeunesse du réalisateur

Les Six contes moraux, quand on les aime au cinéma, sont aussi très agréables à lire. Sur mes étagères l’édition originale de L’Herne en 1974, mais je m’aperçois qu’ils on été réédités plusieurs fois.


Questions d’avril et cultiver son jardin

Mercredi 6 mai 2009

 

On dirait bien qu’en avril les internautes ont tous la tête au jardinage.

Et en voilà qui me demandent une brouette motorisée, alors que je ne sais même pas s’il en existe. En tout cas pas la mienne : son fabriquant ne s’est jamais intéressé aux moteurs, seulement à la courbure des matériaux, bois ou fer, et à leur mise en forme.

On se propose aussi de créer un potager au milieu de la pelouse, initiative que j’approuve, sous réserve de l’accord du propriétaire du terrain. Reconversion à encourager même, par le gros temps que nous traversons.

Et j’en passe des questions sur les potagers au carré, les potagers de curés, les potagers du Moyen Age (pourtant jamais été médiéviste, même dans mon passé le plus antérieur) et autres idées pour potagers. Soyez créatifs ou alors adressez vous à des vrais spécialistes. Et en saison, le potage coulera à flots. 

Quand l’internaute d’avril ne songeait pas à ses planches de petits pois, il se posait de drôles de questions. Comment distinguer le sexe d’un furet ? Comment vider sa piscine avec des vases communicants ? Comment camoufler des vieilles tuiles ? Autant de questions qui me laissent coite.

Quant à savoir ce  que pense Diderot du cinéma, j’ai beau être une dix-huitiémiste patentée et l’aimer, le fils du coutelier de Langres, l’amant de Sophie, je ne m’avancerais pas beaucoup non plus. Mon conseil : lisez et relisez sa Lettre sur les aveugles à l’intention de ceux qui voient.

Il serait par ailleurs question d’un  feuilleton tourné à Bordeaux, alors là je dis : attention, la liberté d’adaptation a ses limites et l’on ne nous fera pas plus prendre Bordeaux-Saint-Jean pour Paris-Montparnasse qu’une vessie pour une lanterne.

La robe de la mère du marié d’hiver, vous avez raison, Chère Madame, d’y songer dès le printemps, en même temps qu’à sarcler vos navets : ces affaires-là se préparent longtemps à l’avance. Moi,  je la verrais chaude (un bon tweed par exemple), doublée, ras du cou, manches longues, épaulettes et boutonnières passepoilées. 

Quant à la méthode de pliage des serviettes en forme de locomotive le premier qui la trouve la passe à son voisin : enfin nos dîners mèneront grand train !

Sur ce, les questions jardin m’ont mis le puceron à l’oreille : il est grand temps que j’aille voir comment mes rosiers ont passé l’hiver, et les taupes si elles se tiennent tranquilles (du coup : pour le feuilleton du samedi, passez plutôt dimanche)

 

 

Mars, juste une question, mais aller aussi dans ses marges

Dimanche 5 avril 2009

 

Quels sont les accidents de lentille ?  

A cette question transmise par Google, je pourrais bien sûr répondre, en tant que porteuse de lunettes, que l’accident de lentilles le plus fréquent s’appelle le caillou oublié. En effet, un tri déficient de ces légumineuses, vertes, blondes ou plus rarement corail (délicieuses celles cuisinées par A.A. la dernière fois qu’elle m’a invitée à déjeuner), et le petit caillou oublié, rond, sournois, ressemblant comme deux gouttes d’eau à une lentille, risque d’être la cause d’une prise de rendez-vous rapide chez votre dentiste habituel.

Mais je sais bien que l’arrivée de cette question sur le blog résulte mécaniquement du billet consacré au beau livre de Sébastien Rongier, Ce matin, et toute la gravité masquée par l’incongruité. Alors je la lis autrement et je suis frappée par la capacité du moteur de recherche à abstraire et traduire la matière du livre : une mère meurt dans un accident de voiture le jour où son fils étrenne les lentilles de contact substituées à ses vieilles lunettes, et la vie neuve promise avec par l’opticien.

Je suis troublée par ce raccourci surréaliste qui rapproche la mort accidentelle d’une mère, événement des plus graves qui soient, d’un souci avec des lentilles. Juxtaposition improbable de la taille et de la violence de l’événement avec la petitesse et l’insignifiance de la lentille, plante aux tiges si fines qu’elles ont vite fait de plier dans tous les sens quand on en cultive dans du coton humide pour montrer aux enfants.

D’accident et de mère, il est aussi question dans le livre de Patrick Souchon que je viens de lire, comprendre et aimer, La chanson de Nell. Celui qui meurt dans l’accident de voiture, c’est le père du narrateur, mais de cet accident naissent plusieurs écrivains, de mère en fils – mère dont la disparition, bien des années plus tard, justifie l’écriture de cette émouvante chanson de Nell. Se dire que les livres importants procédent souvent d’un accident, survenu ou à survenir, dans la vie de leurs auteurs ?

Pour en revenir à la question prétexte à ce billet, la logique des internautes qui posent en toutes lettres, formulées sous forme de question sémantiquement correctes avec point d’interrogation final, les questions qui les tracassent aux moteurs de recherche, me surprend toujours. Parce que cette logique suppose, en la poussant un peu, que certaines questions renfermeraient dans leur formulation même tous les termes de leurs réponses.

 

Questions de février

Jeudi 12 mars 2009

L’employée aux écritures n’aura jamais réponse à tout, mais veut bien faire encore un effort. Pour n’avoir compté que 28 jours, février n’en a pas moins été pourvoyeur de questions intéressantes confiées aux bons soins de moteurs de recherche (qui ont cru malin de les diriger chez moi).

Dire d’abord ma fierté qu’un internaute se soit adressé à moi dans la belle langue de Cervantès, avec ce qu’il faut de points d’interrogation dans tous les sens, et que mes restes de LV2 m’aient permis de comprendre sa question : ¿Quien es Bertrand de Olerón? à laquelle je me crois en mesure de répondre quelque chose comme :  ”no puedo decir, no lo conozco”. 

A qui pense qu’“on s’amuse dans les p’tits patelins” je répondrai : gardez-vous de toute généralisation hâtive, vous avez peut-être eu seulement la chance d’en traverser un le jour de sa fête patronale.

Abcisse ordonnée je m’en souviens jamais : creusez-vous un peu les méninges pour trouver un procédé mnémotechnique – c’est toujours ce que je fais dans ces cas-là et, par exemple, pour babord/tribord  et adret/ubac j’en ai trouvé qui fonctionnent très bien.

Par ailleurs, que le naïf qui compte sur moi pour le faire profiter de quelques astuces pour faire un sonnet se mette également au boulot lui même ou renonce à la poésie – ce qui serait sans doute la meilleure solution pour les anthologies à venir.

J’invite l’internaute en quête d’un écureuil roux qui dort et celui s’interrogeant sur la plus grosse fourmi du monde à se rapprocher, ils pourraient avoir des choses à se dire. Pour l’écureuil, je suis arrivée trop tard, il était réveillé et déjà parti d’un bon pied.

Je fais remarquer à qui la cherche que  je ne peux pas sortir de mon i-photo habituel une vue ouest-est de la fontaine du potager sans en savoir plus sur la fontaine et sur le potager et que la proximité qu’on en déduit de l’une avec l’autre ne suffit en aucun cas à les localiser ;  je m’y connais très mal en GPS – n’en ayant pas encore équipé mon vélo – mais je ne crois pas qu’ils me contrediraient.

Bien qu’employée aux écritures, je ne suis pas du tout intéressée par la réalisation d’une étude de marché, même quand il s’agit d’un stylo-plume : il y a belle lurette que je préfère écrire directement sur mon clavier, même si je m’étais acheté mon stylo plume homonyme quand celui-ci était apparu sur le marché (suite à une étude de, bien faite, au moins dans ma famille, côté paternel).

La vie d’un jardin de banlieue, que vous en dire ? L’écureuil roux dort et la plus grosse fourmi du monde s’est mise au régime : vous voyez, il ne s’y passe pas grand chose.

Que serait un monde sans livres ? En attendant que l’Angleterre rejoigne la zone euro et que les kilos de cerises cessent de se partager en deux moitiés égales, c’est très difficile à imaginer, pour la dissert, choisissez l’autre sujet.

Questions de décembre-janvier

Mardi 10 février 2009

Atterris ces derniers temps chez L’employée aux écritures après avoir usé de Google comme d’un bon vieux SVP 11 11 avec Guy Darbois au standard, certains internautes n’y ont pas forcément trouvé la réponse pertinente espérée : petite session de rattrapage.

Mais avant toutes choses, espérer sincèrement que celle ou celui qui voulait mettre toutes les chances de son côté en vue d’un entretien d’embauche Mairie Quimper a décroché le job.

En revanche, mettre en garde qui s’intéresse au  métier de charron en Sarthe sur le fait que ça ne rentre pas dans  les cases prévues pour la saisie des voeux d’admission post-bac qu’il est temps de remplir quand on est élève de terminale.

Pour ce qui est de l’écriture du texte aux employés pour mon départ je décline, ayant assez à faire par ailleurs : consulter plutôt les instances du patronat qui en ont peut-être une pile sous le coude, prêts à l’emploi et adaptés à chaque branche professionnelle, astuces et jeux de mots compris. 

Doit on écrire en rouge à son employée ? Je le déconseille, surtout si l’on souhaite rester en bons termes avec elle. 

Prudence avant de créer un salon de thé avec coin lecture, par les temps de crise qu’on court une solide étude de marché s’impose. L’emplacement trouvé, l’équiper de tablettes de lecture numérique avec abonnement à publie.net ; ça diminuera d’autant la longueur des étagères à installer.

A qui cherche des anneaux rideau douche en pièces détachées, je signale qu’on en trouve en ce moment au BHV soldés 1,45 euro au lieu de 2,90 la douzaine et que j’en ai acheté pour résoudre enfin mon problème de rideau de douche trop court, pendant depuis les dernières soldes d’été. 

Un sachet de tilleul pese combien ? Deux grammes, si j’en crois les sachets de tilleul/menthe et ceux d’un savant mélange tilleul/menthe/verveine/oranger/camomille bio que j’ai sous la main – mais réponse à confirmer par ailleurs pour le tilleul nature.

Les questions relatives au camembert Bon Mayennais sont à adresser au Notulographe qui en est grand consommateur et a équipé sa maison grâce aux cadeaux obtenus en échange des points découpés sur les emballages. Je n’ai personnellement expérimenté que le stylo-plume et le drap de bain, donnant l’un comme l’autre toute satisfaction.

Dans quoi ça vit un axolotl ? De l’autre côté de la vitre, dans la tête de celui qui le regarde et aussi par ici.

Un piquet pour attacher une vache, j’en connais un seul, acheté par mon père en 1937 et j’ai gardé la facture.

Que peut m’apporter la lecture ? Des réponses à un certain nombre de questions et ce n’est déjà pas si mal.

Questions de novembre

Mercredi 3 décembre 2008

Mis à part la récurrence d’interrogations sur les tripes et leur juste composition, les employées et les attentions aimables qu’on peut avoir à leur égard (Noël approche) et le pliage des serviettes en vue d’un dîner réussi (le réveillon de Noël approche) le mois dernier, par le truchement des moteurs de recherche, L’employée aux écritures a été saisie de quelques questions émergentes :

comment fabriquer un apéritif en novembre : personnellement, je fais comme en octobre, mais remplace les quetsches, dont ce n’est plus la saison, par des marrons et, par voie de conséquence, je fais cuire plus longtemps 

le sens contraire du mot quasiment : j’avoue que je sèche lamentablement, ne parvenant même pas à imaginer que ce mot puisse avoir un sens contraire ni ce qu’il pourrait signifier

le patron d’une écharpe à coudre : la forme d’une écharpe est le plus souvent rectangulaire allongée et ne nécessite pas, de mon point de vue, le recours à un patron (mais je n’en ai jamais cousu, juste tricoté dans les années 1970, au point mousse, infiniment longues et rayées dans les tons violet/mauve/fuschia – ce que je ne saurais plus faire maintenant)

combien de femmes ecrivains en France : une petite poignée

quoi faire avec du bois de tilleul : du petit bois (la tisane se prépare avec les fleurs du tilleul, qui sentent si bon les soirs de juin)

la blonde train Sèvres rive gauche : je suis formelle, ce n’est pas moi, pourtant passagère assidue de la ligne ; les quelques mèches blondies 3 fois l’an ne sauraient prêter à confusion (sans compter qu’elles ne tiennent pas bien longtemps, surtout rapporté à leur coût)

une lettre écrite à un éditeur pour publier un sonnet : en 2007, j’ai bien écrit un certain nombre de lettres à un certain nombre d’éditeurs mais il ne s’agissait pas de publier un sonnet  - juste la petite Sonnet comme dirait PB -, mais un texte plus long ; pour un seul sonnet, forme littéraire brève, je ne suis pas sûre que je me serais donné autant de peine (encore qu’un sonnet tienne sur une feuille A4 et pèse donc moins lourd qu’un manuscrit de 172 p., beaucoup plus onéreux en frais de port)

la présence de vipères à Oléron : en tout cas pas le 16 août après-midi à la librairie La pêche aux livres, ou alors elles étaient bien cachées, ailleurs dans l’île je ne sais pas, je ne la fréquente pas assez ; de façon générale je ne me soucie pas trop de leur présence, ayant l’habitude de séjourner dans des lieux montagnards où elles pullulent (je veux bien toutefois rappeler quelques règles élémentaires de prudence à leur égard : avoir de bonnes chaussures, marcher d’un pas franc – la résonance des vibrations suffisant en principe à les éloigner – et regarder s’il n’y en pas une qui dort avant de poser ses mains ou son séant sur un rocher)

un emploi maître nageur : les effectifs semblent au complet dans la piscine que je fréquente

le feuilleton sur la 3 le samedi : à ma connaissance, Montparnasse Monde n’a pas encore été adapté, mais continuez à surveiller les programmes TV, on ne sait jamais…

Questions d’octobre

Dimanche 2 novembre 2008

L’employée aux écritures prenant connaissance de certaines requêtes qui ont conduit chez elle quelques internautes dans l’embarras au cours du mois écoulé, bien consciente de n’y avoir répondu qu’imparfaitement, souhaite compléter les éléments de réponse qu’ils ont pu glaner ici et là sur le blog.

A celui qui s’interrogeait sur l’orthographe de “un vase de fleurs” : ne changez rien, c’est parfait. 

A celui qui cherchait des conseils de prudence après opération d’appendicite : garder la chambre avec de bonnes lectures n’a jamais fait de mal, avec ou sans appendice, mais je conseille néanmoins de prendre l’avis d’un spécialiste.

A celui qui cherchait un dessin pour le départ d’une employée : s’agit-il de décorer la cantine ou la salle de réunion où aura lieu son pot de départ ? Il faudrait en savoir plus sur ses fonctions dans l’entreprise et son caractère, ses hobbies etc. pour proposer quelque chose de pertinent. J’avoue que je ne suis pas suffisamment renseignée pour être inspirée.

A celui qui voulait savoir si j’avais trouvé des lunettes de vue dans le tgv le 29 : je voyage beaucoup plus qu’à l’ordinaire ces temps-ci (et ce n’est pas fini : Vernon, Lorient et Clermont-Ferrand en novembre) mais n’ai pas pris de TGV ce jour-là, seulement mon train de banlieue habituel. Chercher ailleurs.

A celui en quête de modèles de roses trémières : aimant beaucoup ces fleurs, j’ai été très sensible à cette requête et regrette de ne pas pouvoir montrer celle qui poussent dans mon jardin normand et proviennent de graines récoltées dans le jardin Vivienne de la vieille Bibliothèque nationale, rue de Richelieu.

A celui qui souhaite des renseignements sur les fers à repasser : nouveautés technologiques : vraiment pas la bonne porte, lisez mieux les étiquettes des vêtements et du linge que vous achetez et choisissez en qui ne se repassent pas.

A celui qui s’interroge sur le départ à la retraite d’une cantinière : comme pour le départ de l’employée, je manque d’éléments d’information pour avancer quelque proposition utile. Le problème relève-t-il du calcul des annuités nécessaires ou de l’organisation d’une petite fête ?

A celui qui cherche la méthode du pliage de serviette en bonnet d’âne : je n’ai aucun talent dans le registre des travaux manuels et les arts de la table ne sont pas mon rayon, désolée. Consultez plutôt en bibliothèque la collection complète de “Modes et travaux”, vous trouverez probablement la marche à suivre (mais êtes-vous sûr que vos invités apprécieront vos efforts à leur juste valeur ?)

A celui qui a besoin d’un fournisseur de piquets en fer pour chantier : certes, je me suis émue ces derniers temps devant les magnifiques échafaudages élevés en gare de La Rochelle, mais mon carnet d’adresses n’est pas très fourni en ressources du côté BTP. Voir les pages jaunes.

En revanche, celui venu vers elle en manque d’une portion de tripes, sait désormais où et quand en trouver, ce qui donne à L’employée aux écritures la grande satisfaction d’un travail bien fait, au moins certains jours.