Après un délai convenable de réflexion, je me suis finalement inscrite au baiser de la matrice pour rallier la belle initiative de Véronique Aubouy : le film à la webcam d’une lecture intégrale de La recherche du temps perdu effeuillée à raison d’une page par lecteur.
Je suis la 151e inscrite et il faudra être 3000 en arrivant au port fin septembre, donc n’hésitez pas à nous rejoindre et à convier vos amis. J’avais croisé l’information ici et là, au fil de mes lectures/écran de saut du lit pendant que l’eau chauffe pour le thé. Bien que d’un naturel à fuir les objectifs, j’estime que pour Marcel qui m’a tellement donné, je peux bien faire ça.
J’ai hâte d’en savoir plus sur les modalités concrètes de cette entreprise notamment l’édition de référence ou l’attribution de sa page à chaque lecteur. Si c’est par ordre d’inscription et en livre de poche j’ai toutes les chances de me retrouver à Combray.
Le formulaire à remplir s’enquiert à l’avance de nos éventuelles idées de mises en scène ; j’ai répondu que je devais me concerter sur ce point avec le chat qui ne manquerait pas de vouloir être de la partie. Je me dis maintenant que pour l’occasion, je ressortirai de la boîte de bergamotes de Nancy où elle dort ma montre proustienne qui ne donne plus l’heure, mais ça ne se verra pas.
J’invite en tout cas celui qui possède la même, en état de marche aux dernières nouvelles, à nous rejoindre dans ce film qui me fait irrésistiblement penser à un autre vu, quand j’étais petite, au cinéma des curés (séance du dimanche 14h30, avec court métrage burlesque ou dessin animé, actualités, feuilleton de science fiction, entracte et grand film, de quoi occuper l’après-midi) : Si tous les gars du monde. Une histoire de médicament à acheminer d’urgence et qui arrivait in extremis grâce à la mobilisation d’une chaîne de radio-amateurs tout autour du monde. Un film qui m’avait énormément plu.
Un peu le même principe, mais là, c’est de soigner Proust qu’il s’agit.
(écrit dans le TGV vendredi en partance pour Privas, ce billet sera mis en ligne dès que je pourrai – en fait seulement à mon retour dimanche)



