En ce jour victorieux, à moins que ce ne soit un effet de l’Esprit Saint qui se profile (un peu embeded dans les jours fériés), je constate que le site ami des Notules dominicales de Philippe Didion est réparé, je le fais savoir et je m’en réjouis. Et je rétablis ensemble les deux liens que je n’avais pu faire dans un billet précédent pour cause de disparition de la toile de ce Perequien notoire.
Cet aléa de la vie technologique spinalienne induit chez moi, sinon un grand rebondissement, du moins un petit soubresaut, d’une discussion amorcée sur Tiers Livre ce matin dans laquelle il était question de nos usages, de lecture et autres, des ordinateurs et de l’économie -au sens vieux d’art d’administrer une maison, et pas du tout libéral, du terme – qu’il faut savoir mener du temps qu’on leur consacre.
Je m’aperçois en effet depuis près d’un mois que j’essaie de démarrer un site incluant ce coin blog, que mon temps de cerveau disponible pour lui est prélevé sur celui de la lecture (de livres) (de littérature) (éventuellement générateur d’écriture à son tour et alors on avance le réveil de deux heures dans ce cas-là).
Et que je n’ai guère le choix, compte tenu de la coexistence de temps domestique, professionnel, physiologique (pour parler comme dans les enquêtes emplois du temps de l’INSEE) etc. dont le cours ne s’arrête pas pendant que je me débats avec iweb ou wordpress.
Les livres arrivés dans la maison ces dernières semaines n’ont pas été beaucoup ouverts, quelles que soient la convoitise et/ou la curiosité qu’ils suscitaient. N’ont subsisté que les lectures les plus proches de l’immédiatement utile, comme celle du Voyage d’une Hollandaise en France en 1819 retrouvé et publié par Me Maurice Garçon, un joli petit livre publié chez Pauvert en 1966 qui nourrira une intervention à faire en juin sur les journaux de voyage féminins du XIXe.
Alors à chaque fois, avant de m’y mettre, la question lancinante de savoir si ce que j’écris ici ou inserre (à très petite dose) sur le site apportera vraiment à la face du web quelque chose qui ne s’y trouve pas déjà sous une autre enseigne et justifie qu’un livre reste fermé pendant ce temps-là, à côté de mon écran (ou du vôtre) ! Reste à trouver l’équilibre et la vitesse de croisière…
