3′ 39″ en compagnie de la marquise de Verdelin
Pour l’ouvrage 100 monuments, 100 écrivains qui vient de paraître aux éditions du Patrimoine, j’ai écrit un texte à propos du château de Carrouges, dans l’Orne, monument que j’avais choisi (par affinité départementale native) dans la liste de ceux qu’aucun auteur n’avait encore adoptés.
J’ai un temps hésité avec la citadelle de Montdauphin, dans les Hautes-Alpes, passage obligé pour rejoindre mes montagnes préférées, mais Carrouges l’a emporté quand j’ai identifié une de ses habitantes éclairées, la marquise de Verdelin, belle-mère du général Alexis Le Veneur seigneur du lieu, fidèle amie et correspondante de Jean-Jacques Rousseau dont elle fut un temps la voisine. C’est par ses yeux, dès lors, que j’ai perçu le château.
La marquise, grande épistolière comme le XVIIIe siècle en a produit tant, n’ayant pas laissé de mémoires, je lui ai un peu forcé la main, et en résulte une Page arrachée aux mémoires apocryphes de la marquise de Verdelin, datée de juillet 1778. Cliquez ci-dessous si vous souhaitez l’entendre : je vous la lis.
Ecrivant avec procuration de la marquise, j’étais aux anges et relisant ses échanges avec Rousseau je revenais aux questions qui m’occupaient tout le temps de ma thèse puisque Madame de Verdelin est mère de trois filles dont l’éducation la préoccupe beaucoup et qu’elle s’en entretient parfois avec son correspondant (le jour où un éditeur voudra enfin republier L’éducation des filles au temps des Lumières, j’y glisserai quelques extraits de leurs lettres).
Par ordre d’apparition chronologique, puisque c’est le principe retenu pour nous ranger avec nos monuments historiques, le mien porte le numéro 62, comme l’atelier, coïncidence que je ne pouvais passer sous silence ! (Pas plus que la bonne compagnie au fil des pages de ce gros livre de quelques collègues blogueurs figurant aussi au catalogue des éditions publie.net).

28 décembre 2009 à 12:06
“Ecrivant avec procuration de la marquise, j’étais aux anges…” Martine marquise des Anges ! (pardon…)
28 décembre 2009 à 15:52
merci pour ce petit clin d’oeil par le hublot
29 décembre 2009 à 0:37
J’aime la photo d’entrée avec tous ces gens habillés (dommage pour Amand fort loin, le bougre – on constate cependant et malgré l’éloignement, la carrure forgeronastique (?)) (je me souviens de la gare de Montdauphin Guillestre là-haut avant Gap – ou après ? ou après Embrun, ou avant ? – car j’y dormis un soir lors d’enquêtes sncf des années 70, froid de gueux, couvertures d’aiguilles, confort normal des foyers)
29 décembre 2009 à 9:03
la photo d’entrée dont vous parlez c’est celle du site, ici, http://martinesonnet.fr/Site/Accueil.html
et pour les gares le bon ordre c’est Gap, Chorges (avec usine d’embouteillage d’eau de source “Roche des Ecrins” jouxtant la gare), Embrun (et son grand lac que je ne souviens jamais de quel côté du train il apparaîtra), Montdauphin, Largentière, Briançon
29 décembre 2009 à 9:51
A droite le lac, si je me souviens… ou alors à gauche.
29 décembre 2009 à 10:33
oui mais dans quel sens ? et le couloir par rapport aux couchettes ?
29 décembre 2009 à 22:40
Celui de la marche, non ? (le sens, je veux dire) (et quand on remonte le train, les couchettes sont à droite, toujours) (ou alors à gauche, mais c’est plus rare) (tout dépend de la direction)