L'employée aux écritures

le blog de Martine Sonnet – ISSN : 2267-8735

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"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?" Henri Michaux

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Poétique de la voirie (62)

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Cher Max Ernst

à deux pas d’ici

La femme 100 têtes

vous attend

mai 23, 2023

Poétique de la voirie (61)

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A tous les étages

Eau

Gaz

Printemps en prime

mai 3, 2023

Relecture de Proust avec mentions marginales

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J’avais évoqué ici-même mon intention de relire, cinquante ans tout rond après ma première lecture, A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust : c’est chose en cours. Une lecture infusée de longue date, préparée par les visites des expositions suscitées par les anniversaires célébrés en 2021 et 2022, cent-cinquantenaire de la naissance et centenaire de la mort, au musée Carnavalet, au musée d’Art et d’histoire du Judaïsme et à la Bibliothèque nationale de France. J’ai aussi assisté, les 19 et 20 janvier dernier, au Collège de France, au colloque marquant la clôture de ces célébrations.

Ayant en outre achevé, juste avant d’aborder, ou plutôt de ré-aborder, le premier volume de la Recherche, la lecture de la biographie de l’auteur par Jean-Yves Tadié, forte de ce bagage j’entre directement dans le texte – “Longtemps…” (vous connaissez la suite). Ne consultant donc pas la chronologie des pages introductives, je ne découvre pas les quelques discrètes annotations au crayon noir que comportent ces pages de mon volume de la Pléiade acheté d’occasion. Les folio ou livre de poche, selon les tomes, de ma première lecture avaient trop mal vieilli ; jaunis et ne demandant qu’à se débrocher, ces livres n’ont pas été de mon dernier déménagement.

C’est donc par hasard, hier, que je m’aperçois que chaque mention initiale d’année de la chronologie comporte la précision de l’âge correspondant de Marcel Proust et que le prix de l’avion que celui-ci projetait d’offrir à Alfred Agostinelli a été actualisé par un lecteur ou une lectrice à la fin du XXe siècle : vingt-sept mille francs de 1914 soit indique la mention anonyme “1998 =452 520 F”.

Mais surtout, surtout, il y a cette dernière mention qui m’émeut à l’ultime entrée de la chronologie, p. CXLIII

Je la reçois un peu comme cette poignée de main que l’on dit être passée, de main en main, d’Arthur Rimbaud à André Breton et qui n’en finit pas de courir.

J’ignore la généalogie de la famille Gineste/Albaret mais que la petite-nièce ou le petit-neveu de Céleste qui s’est un jour défait de ce volume sache que celui-ci est arrivé en de bonnes mains, sous de bons yeux. J’ai dès lors suspendu mon entreprise de gommage.

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avr 26, 2023

Montparnasse monde à messages évolutifs

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Traversant la gare en ses nouveaux atours – que j’apprécie en eux-mêmes et pour la valeur d’archive précieuse que la rénovation récente confère à mon entreprise d’écriture de la gare -, je constate une nouvelle évolution des affichettes nous dissuadant de nous installer dans certaines voitures. Petit rappel historique 2008-2023.

Nous avons d’abord connu les potences dont nous étions les malheureux gibiers.

Quand celles-ci ont commencé à rouiller, un rajeunissement s’est imposé et j’avais souligné ici même en son temps l’aggiornamento du support faisant entrer le message dans l’ère si non numérique du moins d’un format tablette en trompe l’oeil.

Un nouvel avatar de l’affichette croisé récemment se caractérise, à la fois par le passage du format “paysage” au format “portrait” des paramètres de nos imprimantes et par la formulation inédite de son message que je cherche à lire entre les lignes.

Mon hypothèse. La Partie de train restant en gare n’informait que d’une immobilité : libre à quiconque cherchant à simplement se poser, sans prétention au voyage, de s’y installer : une invitation faite aux casaniers de la gare sans aller toutefois jusqu’à leur souhaiter la bienvenue. La Partie de train (qui) ne prend pas de voyageurs est susceptible de partir mais sans nous, à notre nez et à notre barbe, ce qui change la donne. Et me fait penser à ces autobus de la RATP qui nous narguent d’un “SANS VOYAGEURS” affiché au fronton, en passant à vive allure devant les abribus (mal nommés car si peu protecteurs contre les éléments qu’ils soient pluvieux ou venteux) près desquels nous attendons vainement que l’un d’eux s’arrête et condescende à nous emmener. On ne veut décidément plus de nous nulle part, ni dans les trains ni dans les bus.

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avr 20, 2023

Une + une = un (question de vocabulaire)

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L’employée aux écritures se pose parfois des questions à propos des mots qu’elle manie, celle-ci par exemple :

pourquoi et par quel prodige UNE marque faite à UNE page devient-elle UN marque-page ?  Affubler d’un article masculin deux noms féminins accolés n’a rien d’évident.

Le dictionnaire de l’Académie française date l’apparition du mot-composé marque-page du XXe siècle – précision qui ne mange pas de pain – et, sans en dire plus sur son origine, observe que marque est une forme verbale de marquer. Tout ce qui tient du verbe ne saurait donc être que masculin ?

Pas de marque-page cartonné dans mon exemplaire du Bon usage de Maurice Grevisse ni de marque-page littéral dans son index qui court pourtant de la page 1253 à la page 1317. Mais au paragraphe 142 de la rubrique “Composition populaire” (page 102) relative aux mots composés, le premier alinéa porte sur le cas de ceux unissant “Thème verbal + complément”, thème verbal “sous la forme de la 3e personne du singulier de l’indicatif présent”. Parmi les exemples du grammairien pas de marque-page mais un porte-bagages et un abat-jour. Si 3e personne du singulier de l’indicatif il y a, c’est donc encore une fois IL et non pas ELLE la référence qui imposerait l’article UN au marque-page.

Qu’en pensent la pince et l’oreille du pince-oreille ?

Illustration : mon pot à marque-pages mieux fourni que mon pot à crayons.

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avr 12, 2023

Comment j’écris

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A mots couverts, à petits feux, au mijoté mais piètre cuisinière mes idées ne rendent pas tout leur jus.

Avant, j’use du pèse-lettre pour des mots décortiqués façon crevette. Histoire d’être plus digeste.

Après, je reviens sur mes mots comme sur mes pas m’assurer que j’ai fermé le gaz.

Vides de sens, mes vers, quand j’en écris, ne sauraient être à moitiés pleins. Quant au roman fleuve, il se la coule douce : très peu pour moi.

A force de traitement mes textes finiront par guérir. Moi avec et le sang dans mes veines, trop souvent glacé, rarement d’encre.

Bien que je travaille d’arrache pied de page si tout cela ne vous convient pas, ne m’attrapez pas par le col, prenez moi aux mots.

Filed under variétés
mar 28, 2023

Pour un inventaire des soupiraux parisiens (5e livraison)

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Parmi les motifs nouveaux croisés ces derniers temps, ajoutés à ce titre à ma série, une étonnante corbeille de fruits dont l’entretien laisse à désirer

pas comme ce soupirail, à décor qui ne déparerait pas les flancs d’un carrosse royal, peinture fraîche

mais moins bien encadré que cette expansion végétale tentaculaire enchassée dans d’impressionnantes moulures (taillées dans la pierre de Paris ?)

de la végétation, en voulez-vous en voilà, en complément d’un motif “tête de loup” (enfin me semble-t-il)

et finir sur du plus classique encore inédit dans ma série

dès que j’en croise cinq nouveaux, j’y reviens.

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mar 26, 2023

Poétique de la voirie (60)

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A Campagne Première

Patricia embrasse Michel

pellicule à bout de souffle

mar 18, 2023

Façade à l’essai : test complémentaire

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Après les tests des couleurs de revêtements pressenties, dont je rendais compte ici-même il y a quelques semaines, c’est aujourd’hui un modèle de panneau de verre (destiné à parer le soleil ou à produire quelque autre effet transitionnel énergétique ?) amovible découpé en bandes verticales, qui est à l’essai en façade du centre Jean Sarrailh dans le cadre de ses travaux de réfection.

Outre l’alourdissement général de l’aspect du bâtiment si le principe de ce store vénitien debout était adopté, vous constaterez comme moi en vous reportant à mon précédent billet sur le sujet que le petit pan de mur jaune a fait les frais de cette tentative d’ajout, ce que je déplore. L’ambition chromatique des rénovateurs se réduit désormais à la gamme des orangers/rouges. Affaire à suivre.

mar 10, 2023

Montparnasse monde prêt à planter

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Place de Catalogne

là où coulait (mais n’avait pas coulé longtemps hélas) le miroir d’eau, rond, incliné, apaisant

Creuset du temps du sculpteur Shamaï Haber

est annoncée une forêt urbaine

qui commence petite et en pot

pas de quoi perdre un petit Poucet

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fév 25, 2023

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