L'employée aux écritures

le blog de Martine Sonnet – ISSN : 2267-8735

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"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?" Henri Michaux

Malheureuses erreurs d’aiguillage

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Prenant connaissance de deux requêtes récentes adressées à Google ayant amené des visiteurs sur son site, L’employée aux écritures tient à s’excuser auprès de deux internautes égarés de n’avoir pu les satisfaire.

En effet, bien que possédant effectivement une carte escapade amortie à grand peine et même si au printemps dernier j’ai découvert successivement en TGV les villes de Limoges, Royan et Privas, je ne connais pas le montant d’une “amende voyage TGV carte escapade”, m’efforçant de respecter la réglementation en vigueur et donc de bien dormir sur place la nuit du samedi au dimanche pour bénéficier à juste droit du tarif de faveur.

Je ne suis pas plus en mesure de répondre à la question “lundi matin comment je peux faire pour avoir le train de 8h35?”. S’il m’est effectivement arrivé, toujours au printemps, d’évoquer un train de 8h35 c’est précisément que je ne l’avais pas eu – celui-ci n’étant jamais passé – alors que j’avais fait, en principe, tout ce qu’il fallait pour. Et de plus parlons-nous bien du même train de 8h35 ? Le mien est un omnibus Sèvres Rive Gauche – Paris Montparnasse passant habituellement à cette heure là en gare de Clamart.

Ce que je me demande, c’est s’il faut voir un lien de cause à effet entre ces suggestions de Google et le fait que je vienne d’activer l’option ‘Voyageurs illimités” proposée par mon fournisseur d’accès Internet, aux fins de rester en contact avec le vaste monde ces prochaines semaines au cours desquelles je serai d’abord mi-parisienne/mi-campagnarde puis résolument montagnarde.

Je tiens donc à faire savoir aux aiguilleurs de Google qu’en dépit de l’ambition démesurée, à l’échelle de mes déplacements, dont j’ai fait preuve en activant cette option “Voyageurs illimités”, je reste extrêmement limitée et ne saurais en aucun cas me substituer à une guichetière des renseignements de la sncf.

Chacune son métier.  

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Beau tango un peu déjanté

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Lorsque L’employée aux écritures vous aura dit qu’elle porte définitivement aux nues des films cultes L’Acrobate de Jean-Daniel Pollet (1976) avec Claude Melki, qui avait été apprenti-tailleur avant de devenir acteur, et Guy Marchand, vous comprendez aisément que cette semaine elle court le soir les jardins parisiens dans lesquels chante Daniel Melingo, élégant costume noir et beau chapeau. Par moment Daniel Melingo ne chante pas mais souffle dans une clarinette et c’est très bien aussi.

Donc hier soir c’était sous les frondaisons du Luxembourg, avec petit vent froid, ce soir au parc Georges Brassens, mais malheureusement j’avais un empêchement, demain 18 h à Bercy Village, j’y retourne, et jeudi 19h au Parc de Belleville, pourquoi pas. C’est gratuit, c’est Paris quartier d’été, merci Bertrand.

Tellement de monde au Luxembourg qu’avec C. venu me rejoindre, nous ne nous sommes retrouvés que tout à la fin du concert. Plus tard il me racontera que croyant à un moment apercevoir au loin ma silhouette de dos, il s’était approché mais que celle qu’il croyait être moi s’était avérée, d’un peu plus près, assise sur les genoux d’un autre amateur de tango rocailleux, et que du coup, par discrétion, il avait préféré ne pas avancer plus. Je lui ai répondu qu’il devrait songer à changer ses lunettes.

Il n’y a pas longtemps que je connais Daniel Melingo et ma vive et neuve passion ne s’émousse pas. C’était en juin, la soirée des lectures d’été d’Atout-Livre, dans le XIIe, avait été ponctuée musicalement de son dernier disque. Je leur avais dit à la fin qu’il fallait absolument que je l’achète et ils avaient tenu à me l’offrir. Depuis le disque reste en permanence dans l’appareil à musique de la cuisine et c’est Buenos-Aires qui s’invite à tous les repas.

Le chant de Melingo charrie les années passées sur nos découvertes de L’Acrobate de  Pollet, de Cortazar, de ses Armes secrètes et de ses axolotl, du Cuarteto Cedron et de ses Trottoirs de Buenos Aires. Dans ce temps-là, il y en avait aussi, dans d’autres chambres, qui écoutaient Quilapayun.

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Instantané alsacien

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Descendue du train à 13h53 en gare de Rosheim (67560), tombée nez à nez avec

et pensé à une autre Casse, celle de Pierre Bergounioux.

De passage à Strasbourg, entre deux trains, juste le temps de faire un saut jusqu’à la librairie Kléber que je voulais connaître de longue date, mais comme j’étais vraiment pressée (billet non échangeable et non remboursable…) j’ai apprécié que la littérature se trouve au rez-de-chaussée juste à l’entrée. J’en ai profité pour acheter les Cahiers de jeunesse de Beauvoir, qui ont considérablement alourdi mon bagage et lesteraient idéalement tout sac de plage bien composé (mais je n’en ai pas, n’allant jamais en vacances au bord de la mer et c’est pas demain de la veille, avec les méduses qui s’incrustent).

J’ai cruellement souffert au cours de mon séjour alsacien du monopole du toréfacteur strasbourgeois Reck sur tous les débits de boisson de la région – il se vante d’ailleurs sur son site de sa forte implantation locale. Obligée de passer au thé à toute heure, alors qu’en tant normal, j’alterne. Et je me suis souvenue qu’avec C., quand on était passé par là il y a juste 20 ans, on s’était déjà dit que si jamais on croisait le représentant de la maison, pour le moins, on aurait deux mots à lui dire… 

Pas un savon pour Glykos

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Petit bonheur de lecture matinale ce dimanche avant d’aller prendre ma douche derrière mon rideau toujours trop court (cf mon billet du 6) les 110 pages d’à proprement parler d’Allain Glykos, si joliment éditées à l’Escampette en 2003. Le plaisir commence avec la photo de couverture, ce dessus de lavabo avec accessoires de toilette sur fond de papier peint (qu’on devine lavable) improbable comme dans les maisons où l’on passe et s’étonne de trouver un papier pareil collé sur les murs de la salle de bains.

C’est l’histoire d’une phrase désobligeante (mais alexandrine) – on n’en dira pas plus – dite l’air de rien par une soeur à propos d’un frère au cours d’un repas de famille à partir de laquelle ledit frère se monte quelque peu le bourrichon. C’est sans pitié pour la fraternité, les conséquences hygiénistes excessives du confort moderne et la vie d’une famille nombreuse dont le père rabâche à tout bout de champ que “le silence de chacun assure le repos à tous” et ne supporte pas qu’on jette “l’eau propre sur la famille”.

L’écriture de Glykos, délicieusement répétitive et cumulative, fait rendre aux mots tout leurs jus (de chaussettes odorantes) pour raconter cette histoire de propre et de sale qui invite chacune et chacun (mais différemment) à se regarder en face dans la glace au dessus du lavabo. On réfléchira à deux fois, après sa lecture, avant de proposer au voyageur qui arrive de loin de “prendre une bonne douche” pour se remettre, comme on évitera de manger à la hâte une côte de veau avant d’aller au concert. Et l’on se dit qu’au delà de son caractère plaisant et drolatique, l’affaire subtilement empreinte d’analyse aurait bien plu à un certain Sigmund.

C’est Patrick Frêche, quand j’étais passée en mai dernier dans sa librairie à Royan qui m’avait vanté les mérites de Glykos, il avait raison et je vais continuer à le lire avec son prometteur aller au diable et c’est une chance, il y en a plein d’autres.

Je précise qu’arrivant à l’ordi pour écrire ce billet j’ai trouvé le chat sur le bureau jouant innocemment avec ma clé USB. Je lui ai fait remarquer que ce n’était pas parce que ce macbook était dépourvu de souris qu’il fallait se croire tout permis pour compenser ce manque…

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Vertus stendhaliennes du tilleul

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Les grand magnifiques feuillus et parmi eux des tilleuls comme je n’en avais jamais vus qui entouraient la maison, un ancien moulin au bord de la Valouse dans le Jura, dans laquelle j’ai dormi la nuit dernière me faisaient penser très fort à

 ”Pour madame de Rênal, la main dans celle de Julien, elle ne pensait à rien ; elle se laissait vivre. Les heures qu’on passa sous ce grand tilleul que la tradition du pays dit planté par Charles le Téméraire, furent pour elles une époque de bonheur. Elle écoutait avec délices les gémissements du vent dans l’épais feuillage du tilleul, et le bruit de quelques gouttes rares qui commençaient à tomber sur ses feuilles les plus basses. Julien ne remarqua pas une circonstance qui l’eût bien rassuré ; madame de Rênal, qui avait été obligée de lui ôter sa main, parce qu’elle se leva pour aider sa cousine à relever un vase de fleurs que le vent venait de renverser à leurs pieds, fut à peine assise de nouveau qu’elle lui rendit sa main presque sans difficulté, et comme si déjà c’eût été entre eux une chose convenue.”

Stendhal, Le Rouge et le Noir, p.108-109 du Folio classique n° 3380.

C’est pourtant une verveine que j’avais sagement bue hier soir. Et de la toute petite fenêtre de ma chambre, tôt ce matin, les arbres du bord de la rivière étaient comme ça

Mais, vous en reprendrez bien une dernière petite gorgée

“Minuit était sonné depuis longtemps ; il fallut enfin quitter le jardin : on se sépara. Madame de Rênal, transportée du bonheur d’aimer, était tellement ignorante, qu’elle ne se faisait presque aucun reproche. Le bonheur lui ôtait le sommeil. Un sommeil de plomb s’empara de Julien, mortellement fatigué des combats que, toute la journée, la timidité et l’orgueil s’étaient livrés dans son coeur.”

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Des -e- systématiquement ajoutés au bout des mots

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Discussion (amicale) aujourd’hui avec une collègue dont je relis un texte : elle a féminisé systématiquement les mots comme “précurseur-e-” “successeur-e-” etc. avec le e bien détaché entre deux tirets. Elle a aussi accolé, par principe, “hétérosexuel” au mot couple pour parler de Mr and Mrs C, des anglais voyageurs du XVIIIe siècle.

Je lui fais remarquer que pour partager ses convictions, je trouve néanmoins que les textes sont alourdis par ces précisions qui ne sont pas forcément nécessaires ni utiles à la cause. Je ne suis pas pour ce martèlement – même si je l’applique à certains mots et tiens à être ingénieure de recherche  - mais sans tirets – et non pas ingénieur (on a droit à quelques incohérences par ci par là, et d’ailleurs quand je serai grande je voudrais être un écrivain…). Et je trouve totalement absurde l’emploi qui se répand de chercheure avec ou sans tirets quand il existe chercheuse.

Ma collègue considère au contraire que la stricte application de ce principe contribue décisivement à l’évolution des esprits et des regards, en est même une condition. Nous ne sommes pas d’accord, je crains que l’agacement, que même moi je ressens à lire ces tournures insistantes, soit au bout du compte contreproductif, générateur de dérision ou de caricature. Qu’il faut s’y prendre autrement.

Personnellement, il me semble que revendiquer le salaire égal du travail égal, le règne de la parité en tous lieux et toutes instances et une répartition équilibrée des corvées ménagères,  ce à quoi je m’emploie, n’empêche pas de s’accommoder d’une certaine neutralité du langage – même si je regrette qu’en français celle-ci soit phagocytée par le masculin.

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De l’achat insuffisamment réfléchi d’un rideau de douche

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L’employée aux écritures n’est pas une grande coureuse de soldes, et s’y adonne surtout pour les achats domestiques. Donc hier matin, très en aval de la cohue des premiers jours, je me suis mise en quête d’un rideau de douche en solde, de meilleure qualité que l’ancien dont l’usure favorisait un encrassement de plus en plus rapide et désespérant.

A Montparnasse, Habitat du centre commercial n’en proposait qu’un modèle, sadiquement dénommé “Psychose” ressemblant comme deux gouttes d’eau à celui derrière lequel Janet Leigh se savonnait : j’ai passé mon chemin en dépit, d’une part, de mon respect pour sir Alfred et ses films (mon préféré étant Une femme disparaît), d’autre part, de ma tendance à vivre en autarcie montparnassienne autant que possible.

Direction le BHV, où je crois trouver mon bonheur, sous la forme d’un rideau de bonnes qualité et allure et dont l’étiquette au prix barré me plonge dans une profonde auto-satisfaction quant à mes qualités de ménagère économe.

At home et in situ, il apparaîtra qu’il manque 20 cm de longueur au rideau pour qu’il remplisse son office d’étanchéité, et qu’effectivement il était bien indiqué sur un coin d’emballage 180×180 quand il aurait fallu du 180×200.

Bien que j’ai prudemment conservé mon ticket de caisse, je renonce à aller le changer, flemme et pas le temps dans les deux semaines qui viennent pour cause de vadrouilles (pas complètement vacancières) dans le Jura et en Alsace. De plus il est hautement vraisemblable que le même modèle, en 180×200 n’est lui pas soldé.

Donc trouvé une parade avec ce rideau : substituer une chaîne d’anneaux à l’anneau unique qui le retient à la tringle pour lui faire gagner les quelques centimètres qui lui manquent. Le seul problème c’est que pour réunir ces anneaux en nombre suffisant, j’ai un peu peur de devoir retourner au BHV où j’ai bien remarqué hier qu’ils vendaient en pièces détachées, des paquets d’anneaux pour rideaux de douches…

Rideau !

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Papiers à en-têtes

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J’utilise le blog pour signaler une nouvelle page mise en ligne sur le site : il s’agit des papiers d’Amand de 1937, pendants de ceux de 1951 déjà numérisés. En 1951 c’était la fermeture de la boutique et la vente dispersant le matériel de sa forge de campagne ; en 1937, c’était au contraire son installation et son ouverture.

J’ai mis en ligne deux factures détaillées d’achats d’outils et équipements divers pour la forge, établies sur des papiers à belles en-têtes, des maisons Cormerais & Blu Sucesseurs à Laval, spécialiste des machines et outils de forges, et Champain, prenant en charge tous travaux mécaniques, mais aussi fournisseur d’écremeuses, barattes et tous instruments d’intérieurs de fermes, établie à Céaucé, place de l’église.

A la maison Champain est acheté en même temps “un piquet de fer pour attacher une vache” : je crois me souvenir qu’il existe une photo, que je vais rechercher, de la vache que la famille avait vendue au moment du grand déménagement. Je l’ajouterai à cette page. Ce que nous avons récemment retrouvé dans une cave, c’est le grand bol en bois avec sa cuillère assortie, qui servait à notre mère pour façonner et décorer le beurre fabriqué avec le lait de cette vache.

Sur le site aussi les mises à jour d’autres pages : échos de presse et liens sur des sites de photographes.

Ce week-end nous sauvegarderons tout cela, parce qu’hier petite frayeur avec la disparition du paysage, heureusement éphémère, du blog de L’employée aux écritures.

vue de l’intérieur de la boutique d’Amand Sonnet, comme elle était en août 2006, 20 ans après sa mort, sur laquelle on voit bien la petite brouette présente page 96 d’Atelier 62

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En pays de connaissances

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Etre chaleureusement accueillie par Nadine et Patrice samedi dernier à la librairie des Temps Modernes à Domfront, c’était venir au plus près de l’épicentre bas-normand et bocager de l’Atelier 62, de ces lieux-mêmes dont s’était arraché le marcheur parti grossir les rangs du peuple de Billancourt.

J’ai donc rencontré des lecteurs contents de pouvoir me garantir que l’homme sur la couverture, c’était tout à fait lui et son allure et bien le béret posé toujours comme ça. Et j’ai rencontré aussi directement certains personnages du livre ou leurs descendants, lecteurs qui se sont bien reconnus, comme ils ont reconnu leurs voisins. Des gens qui s’étonnent que moi, la plus petite, je me souvienne de leurs histoires à eux tous dans ce temps-là et qui pensent qu’il fallait que je sois drôlement observatrice.

Tous heureux de reparler ensemble de la camionnette de l’épicier ambulant – et qui la revoient bien, bleue comme j’ai dit, mais quel modèle c’était ? – ou de la folle vitesse qu’on pouvait prendre en descendant à vélo la grande côte de Montgaucher.

La rencontre la plus émouvante a été celle de Christiane, fille de Fernand G. qu’on appelait le Zouave du fait de son service militaire qui avait beaucoup marqué les esprits, et elle “la Petite Zouave”. Elle m’explique que le bon compagnon de son père, le ramoneur dit “Patte de Pie” avait aussi une fille, comme elle orpheline de mère, et que toutes les deux avaient été mises en pension chez les soeurs. Elle se souvient d’un dimanche où elles étaient allées déjeuner ensemble avec leurs deux pères et qu’elles avaient emporté de chez les soeurs un livre lu à l’ombre dans un champ pour passer l’après-midi.

C’est quand elle me racontait tout cela que le photographe du Publicateur libre est passé, ça tombait bien, il y avait aussi des amis à elle, dont une autre Christiane qui lui avait offert Atelier 62, ma tante Hélène et mon cousin Antoine, d’autres personnages du livre résidant sur le Mont Margantin. Photo de groupe très attendue.

J’ai repensé après à tous les doutes qui étaient les miens pendant l’écriture, sur le fait que j’embarquais avec moi dans cette histoire à leur insu des gens qui n’avaient rien demandé… et à celui qui me disait ne pas comprendre mes inquiétudes et que tout ce monde-là serait content qu’on parle de lui ; il avait raison.

Merci Nadine et Patrice d’avoir permis ces échanges (et aussi pour les délicieux petits gâteaux de la pâtisserie d’en face). En rentrant de Domfront à Céaucé, arrêt à Saint-Laurent pour y cueillir des cerises du meilleur effet à notre fenêtre de cuisine.

 

Rideau baissé

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Quelques jours à connexions aléatoires : je préviens et active la modération des commentaires – excusez ma prudence de blogueuse débutante.

Au retour, peut-être des nouvelles, bonnes j’espère, des roses trémières de mon jardin à la campagne. Elles sont filles et petites-filles des roses trémières du jardin Vivienne de la chère vieille BN rue de Richelieu. En son temps, j’en avais pris de la graine.

En attendant une vue partielle – et pourtant il est petit – de mon jardin. On ne voit pas qu’il y a aussi deux arbres tout disposés à la suspension d’un hamac où lire tranquille. Mais je ne pars pas en vacances.

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