En une semaine à New York, au bout de laisses liées souvent par deux ou trois j’ai croisé de nombreux chiens, généralement petits et assez laids. Quand ils affichaient un même pédigrée, menés par la main de leur maître ou de leur maîtresse, tous trottinaient de la même petite foulée ; quand l’attelage était disparate, les bêtes ne présentant plus entre elles qu’un lointain air de famille, la main était mercenaire et la promenade plus tranquille, réglée sur un pas de senior chichement pensionné. Les chiens ne m’intéressent pas trop, je n’en ai pas photographiés (mais j’ai bien remarqué sur une table de nouveautés à l’entrée de la librairie Barnes et Noble d’Union Square une biographie canine et filmique tout à la fois : Rin Tin Tin: The Life and the Legend).
En revanche je n’ai en tout et pour tout rencontré qu’un seul chat aventuré sur les trottoirs de la ville, un peu inquiet comme l’on comprend qu’il le soit, exposé aux embarras de la circulation par temps de session générale de l’Assemblée des Nations Unies

et à une rude concurrence féline, sculpturale, monumentale et architecturale.

La New York Public Library, entre ses deux lions, fêtait ses cent ans, j’ai visité l’exposition consacrée à son anniversaire, fait un tour dans ses salles de lecture qui m’en rappelaient d‘autres et constaté que sa boutique dispensait de bons conseils aux employées aux écritures de tous poils : sûre qu’en s’aidant de ces deux manuels on doit pouvoir écrire l’autre biographie, la non autorisée, de Rintintin.











(un jour








