Ceux qui vivaient là, rue du Château mais qui n’en avaient que le nom, du château,
rouleau après rouleau, n’ont jamais vraiment choisi.

Pas moi qui leur jetterai la première brique.
le blog de Martine Sonnet – ISSN : 2267-8735
"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?" Henri Michaux
Ceux qui vivaient là, rue du Château mais qui n’en avaient que le nom, du château,
rouleau après rouleau, n’ont jamais vraiment choisi.

Pas moi qui leur jetterai la première brique.
Quatre posées là, bien rangées, quatuor inconséquent, sans têtes,
guère plus de jugeote,
quatre qui s’entêtent sous ma fenêtre à attendre qu’on les apprête,

que le marché dictant sa loi les étourdisse, les éblouisse, qu’enfin vienne leur tour de servir d’appâts.



C’était sur le chemin qui monte au col des Prés de Fromage, au dessus de Molines-en-Queyras,
une petite flaque de rien.

N’ont pris place sur la ligne de départ
celui à qui l’on peut écrire

celui qui se hausse du col

celui qui préfère prendre le métro avec sa provision de Metrocards

celui qui ne peut s’absenter : il vous livre en 24h chrono

celui qui se passe de commentaire

ni celui qui est allé droit dans le mur

rue des Boulangers, Paris, Ve arrondissement, et ne lâchera rien.
Je me couds une robe (point par point)

Je fais nettoyer mon manteau

et vous m’emmenez danser

à Chinatown, NYC.
Photos faites dans ce quartier en avril 2014 : bientôt un an, il serait temps d’y retourner dans la ville des villes.
On comprend pourquoi.

Au moins il restera un billet de janvier 2015 dans les archives de L’employée aux écritures : il était temps que je m’aperçoive que le dernier datait du 29 décembre de l’année dernière. Une éternité. Mais il faut dire que ce janvier le coeur n’y était pas et qu’on en a passé du temps à lire les journaux, à essayer de comprendre.
Je crois que j’ai prévu des sièges pour tout le monde.



Collection de chaises, XVIIe-XIXe siècles, Museu de artes decorativas portuguesas, Lisbonne, 22 décembre 2014
est néanmoins semé d’embûches.