Images sans suite et post-scriptum

Comme les bergers qui gardaient leurs troupeaux dans le grand vallon sous la pointe de Rasis, L’employée aux écritures n’a plus qu’à écrire, là où elle trouve support.
Le petit Olympus mu 700 bleu qui ne me quittait pas d’une semelle, sur les quais de gare, les routes de campagne, les rues des villes dans lesquelles j’allais parler de la forge et sur les sentiers de montagne refuse obstinément depuis lundi dernier de se prêter à mes vues.
Sa toute dernière image - les moutons rencontrés en montant vers le lac Chalantiès - a été confiée au petit journal de Tiers Livre, l’avant-dernière c’était cette rosée qui persistait, la matinée bien avancée, dans le sous-bois au dessus de Valpreveyre.

Je ne montrerai donc pas les trois magnifiques lacs Malrif où nous étions hier et les ombles chevaliers dans les eaux claires du plus profond et l’idée persistante que sur ces lacs on aurait pu ramer.
Retour ce soir, train de nuit et Paris-Austerlitz hagarde au petit matin.
Post-scriptum

Et je prenais les campanules pour les fleurs de la passion, je n’écouterai plus non plus Ferré chanter Aragon puisque mon ipod aussi fait des siennes…
28 août 2009 à 14:37
Il y a des séries comme ça (”nous n’irons plus aux bois” me traverse la pensée) (elle est belle cette rosée : même l’herbe en devient liquide).
28 août 2009 à 16:17
Allez-y, Employée, passez la nuit claire à boire
chantant et frappant dans vos mains
Car vous n’aurez pas le temps de le voir, il fera grand jour
ce sera demain…
(Montand la chantait aussi)
(hagarde à Austerlitz, vous ne serez pas la seule, mais pour combien de temps encore ?)
28 août 2009 à 16:25
oui PhA, aux bois et aux abois, un liquide suspendu
PdB, Lavilliers aussi la chante et j’aime beaucoup mieux Lavilliers que Montand (et à beaucoup d’égards) si ça ne vous dérange pas – hagarde, au moins de Austerlitz à Montparnasse dans le 91, après ça ira mieux
28 août 2009 à 22:41
Je profite de votre voyage nocturne pour vous indiquer que, si, ça me dérange : même si “les mains d’or” vous savez comme je l’aime cette chanson du nanard à gros bras, je trouve sa version de “L’Etrangère” manquée (de plus BL veut, à toute force, que nous le prenions pour “l’héritier” de Léo Ferré, je n’y tiens pas – enfin ce que j’en dis, en même temps…)
28 août 2009 à 22:47
D’ailleurs, Marc Ogeret en a commis une aussi, bien mieux encore que Montand et Lavilliers réunis…(enfin ce que j’en dis…:°)) – même si le truc de Montand quand il avait l’intention politique – la crise, là- l’a remis à la place qu’il n’aurait jamais dû quitter, celle de l’histrion un peu – enfin, un peu…- cabot (et dans la série héritage, San severino a lui aussi sa version légèrement gitane : pas si mal).
“Son destin dans la paume écrit” n’est-ce pas magnifique, dans tous les cas ?
30 août 2009 à 17:27
Olympus 700
Un essai de reset et de mise à jour du “firmware” (programme interne ? une traduction française me manque! mais moins que la suite des illustrations ici ou ailleurs!).
http://www.olympus.co.uk/consumer/208.htm
30 août 2009 à 17:38
Merci Alain pour cette piste que je m’en vais suivre – pour l’instant, quand on tente de s’en servir, l’appareil produit beaucoup d’effets sonores mais sans daigner ouvrir l’oeil : much ado about nothing comme dirait William
31 août 2009 à 14:22
A force de fréquenter l’Olympe, voilà ce qui arrive à son petit concurrent. Encore ne vous a-t-il pas “explosé” au visage comme un vulgaire iPhone !
Maintenant, passer au dessin est aussi une possibilité, non ?
31 août 2009 à 18:54
Hélas Dominique, L’employée aux écritures n’a pas 36 cordes à son arc : elle ne vous fera donc pas un dessin (et ne comptez-pas non plus sur elle pour vous le chanter !)
1 septembre 2009 à 10:57
L’employée aux écritures n’a pas un arc, mais une harpe. Le nombre de cordes n’est pas l’important, car tout est dans le doigté : comment toucher les cordes et qu’elles nous deviennent sensibles
1 septembre 2009 à 11:17
Merci Cécile, touchée
(mais je me vois quand même mieux en Diane chasseresse qu’en Lily Laskine et puis un arc c’est plus facile à transporter !)