Quand je vous disais les “plafonds composites souvent mal raccordés” et les “vagues déferlantes pour couvrir le hall Maine, mais le souffle océanique escompté n’y est pas” (ici ou p. 15 du livre)

quand je vous disais “le déhanchement immanquablement éprouvé sur nos banquettes, un peu avant l’entrée en gare de nos trains de banlieue” (ici ou p. 85 du livre)

quand je vous disais qu’au jardin “dès que les lavandes sortent de terre, le carré de gauche, quand on se tient dos tourné à la gare le regard portant sur Perpignan, prend de l’avance sur celui de droite et garde celle-ci jusqu’au terme de la floraison (ici ou p. 86-87 du livre)

quand je vous parlais de mon bureau, la pièce 2071 s’ouvrant sur un couloir courbe (ici ou p. 81 du livre)

j’avais raison, vous le voyez bien. Hissez-vous au 56e étage de la tour et vous en aurez le coeur net.
Dire que j’ai attendu d’être dans ma 56e année pour y aller voir, au 56e, saisissant l’occasion de ce salon du livre sur Paris dressant là, les 10 et 11 juin derniers, une librairie éphémère. Si je n’étais pas trop peinée de ne pas être du nombre des 56 auteurs invités à dédicacer* leurs oeuvres capitales, je souffrais quelque peu en revanche de constater que Montparnasse monde avait échappé à la vigilance des bibliographes ayant composé les tables. Le libraire associé à l’opération à qui je faisais part de mon désappointement, navré, désolé, confondu de l’oubli, m’a promis qu’il me revaudrait cela.

* Je venais de lire La signature d’Allain Glykos parue à L’escampette, une savoureuse auto-analyse de l’auteur en situation de (ne pas) signer ses livres un 17 août derrière sa table de formica à l’invitation de la librairie d’une rue piétonne vouée aux transhumances plagistiques en pleine île d’Oléron. De quoi me souvenir que dans cette île, j’avais été invitée, moi, pour Atelier 62, un samedi 16 août. D’Allain Glykos, j’avais déjà évoqué sur ce blog son subtil A proprement parler, paru chez le même éditeur.


Dans la gare, le printemps a commencé petitement : au jour dit, ils nous ont distribué une jonquille. La bonne idée c’est que la distribution avait lieu le soir, donc sur le chemin du retour ; la fleur n’a pas eu à pâtir de nos trimballements ni de nos occupations de la journée. C’est quelque chose qui nous arrive, à nous usagers quotidiens des lieux, de temps en temps on nous fait des cadeaux. Très rarement des fleurs, le plus souvent il s’agit d’inventions nouvelles des géants de l’agro-alimentaire (comme on dit en page économique) qu’il faut bien tester sur le quidam. Barres de céréales, variétés de pseudo-yaourts buvables en petits flacons, mini canettes de boissons indéfinissables, souvent des produits dits de grignotages. Ils s’imaginent qu’arrivant de nos banlieues, dans nos bureaux parisiens toute la journée on grignote, ce qui fait de nous des coeurs de cibles sur lesquels lancer leurs produits.





Je profite de cette chronique 53 pour annoncer la parution en janvier 2011 du 






