Les grand magnifiques feuillus et parmi eux des tilleuls comme je n’en avais jamais vus qui entouraient la maison, un ancien moulin au bord de la Valouse dans le Jura, dans laquelle j’ai dormi la nuit dernière me faisaient penser très fort à
”Pour madame de Rênal, la main dans celle de Julien, elle ne pensait à rien ; elle se laissait vivre. Les heures qu’on passa sous ce grand tilleul que la tradition du pays dit planté par Charles le Téméraire, furent pour elles une époque de bonheur. Elle écoutait avec délices les gémissements du vent dans l’épais feuillage du tilleul, et le bruit de quelques gouttes rares qui commençaient à tomber sur ses feuilles les plus basses. Julien ne remarqua pas une circonstance qui l’eût bien rassuré ; madame de Rênal, qui avait été obligée de lui ôter sa main, parce qu’elle se leva pour aider sa cousine à relever un vase de fleurs que le vent venait de renverser à leurs pieds, fut à peine assise de nouveau qu’elle lui rendit sa main presque sans difficulté, et comme si déjà c’eût été entre eux une chose convenue.”
Stendhal, Le Rouge et le Noir, p.108-109 du Folio classique n° 3380.
C’est pourtant une verveine que j’avais sagement bue hier soir. Et de la toute petite fenêtre de ma chambre, tôt ce matin, les arbres du bord de la rivière étaient comme ça

Mais, vous en reprendrez bien une dernière petite gorgée
“Minuit était sonné depuis longtemps ; il fallut enfin quitter le jardin : on se sépara. Madame de Rênal, transportée du bonheur d’aimer, était tellement ignorante, qu’elle ne se faisait presque aucun reproche. Le bonheur lui ôtait le sommeil. Un sommeil de plomb s’empara de Julien, mortellement fatigué des combats que, toute la journée, la timidité et l’orgueil s’étaient livrés dans son coeur.”






