
Ne s’arrêtent dans cette gare que des trains qui ne vous mènent pas bien loin.

J’en ai pris beaucoup. Mais c’est fini. Je ne les prends plus.
le blog de Martine Sonnet – ISSN : 2267-8735
"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?" Henri Michaux

Ne s’arrêtent dans cette gare que des trains qui ne vous mènent pas bien loin.

J’en ai pris beaucoup. Mais c’est fini. Je ne les prends plus.
La terre en pente

le faucheur appuyé
les bêtes en paix
le col des Prés de Fromage

Le roi viendra quand il voudra, son trône l’attend, mais la royauté bat de l’aile.

Ce blog est en vacances à la montagne

mais je garde l’oeil.
Enfin, la plupart du temps.


J’entends d’ici les Diafoirus, le père, le fils, en choeur
- Le poumon
- Le poumon vous dis-je
- C’est ici qu’il habite !
Ils ont eu des mots

le dernier était bleu.
Penser qu’à vivre dans ces maisons derrière les façades décrochées, forcément, notre vision du monde changerait

nos certitudes vacilleraient, nos raisonnements à angles trop droits gauchiraient

notre cartésianisme en prendrait un petit coup. Mais on s’habillerait pas cher, au décrochez-moi-ça, à Mauerpark.
L’employée aux écritures n’est pas toujours lisible.
Craint de perdre la main.

Johann Hartlieb, Die Kunst Ciromantia, imprimé à Augsburg vers 1475 (Pierpont Morgan Library, New York)

Des coups d’épingle, un jour, aboliront son commerce plus sûrement qu’un coup de dé le hasard.
