L'employée aux écritures

le blog de Martine Sonnet – ISSN : 2267-8735

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"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?" Henri Michaux

Pots de fer de Rombas (contre pots de terre)

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Posted by ms on 2 septembre 2010 at 5:51

On les voit partout depuis quelques années ; les services “espaces verts” des collectivités territoriales en rafolent, comme les jardiniers des gares.

Je les avais toujours vus ronds, en terre cuite, exacte réplique agrandie (tout au plus vernissés et peints de couleurs vives) des modèles de format adapté à leur usage ancien : y faire pousser dans des conditions raisonnables d’enracinnement une plante verte d’intérieur ou une fleur sur un rebord de fenêtre, comme je le fais chaque printemps pour égayer de l’extérieur ma cuisine. Mais ceux du Montparnasse monde avec leurs malheureux arbrisseaux n’égaient rien du tout.

L’agrandissement du pot de fleur au service du décor urbain ou ferroviaire ne m’a jamais convaincue et me mettrait même plutôt un peu mal à l’aise comme toute démesure apportée aux objets du quotidien ou à leur représentation à des fins publicitaires ou pédagogiques.

Ce qui m’a fait vraiment plaisir, roulant à vélo la semaine dernière d’Hagondange vers Rombas, c’est que les pots géants qui là-bas nous signifiaient l’entrée de la ville se distinguaient radicalement de tous ceux croisés jusqu’alors. Ils sont à section carrée, en métal, et boulonnés à leur base, faisant ainsi honneur à leur pays de sidérurgie et à celles et ceux qui luttent pour le faire vivre.

A Rombas,  la pluie nous avait arrêtés longtemps et le PMU – seul refuge possible en ce dimanche après-midi -, et ses habitués nous avaient fait bon accueil. Au PMU, la table voisine de la nôtre était curieusement décorée d’une statuette représentant un François Mitterrand sur le nez duquel un farceur avait posé une paire de lunettes de soleil à branche cassée.

Belle lumière sur la route reprise  en sens inverse, de Rombas vers Hagondange, où la pluie avait tôt fait de nous rattraper. L’usine enjambant la route tournait : on l’entendait respirer. A Hagondange, nouvelle pause dans la boulangerie salon de thé face à la gare. Et s’apercevoir que cette boulangerie ouvre tous les matins dès 5 heures. Ici on se lève tôt.

Pour rester dans l’esprit de ce voyage, je signale que sur Face Terres… Daniel Bourrion a amplifié son Chant acier, devenu Chant acier 2

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2 Comments

  • On 2 septembre 2010 at 18:01 ap said

    Était installée devant la bibliothèque de l’Arsenal, cet été, une démonstration de maisons écologiques, … avec sur le terre-plein d’ignoble gros pots abritant quelques végétaux fatigués : pots en plastique, éclatés à la base pour certains. Bien loin de l’élégance des terres cuites des villa vénitiennes ou florentines, ou, plus près, des vases d’Anduze!

  • On 4 septembre 2010 at 19:47 jérôme W said

    la crainte de ne plus entendre ce qui fait ce paysage: les usines

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