L'employée aux écritures

le blog de Martine Sonnet – ISSN : 2267-8735

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"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?" Henri Michaux

Poétique de la voirie (5)

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Posted by ms on 25 avril 2017 at 12:45

En cette saison, l’air chargé de trop de grains de pollens et pétales envolés (les yeux plus gros que le ventre),

en laisse retomber au sol.

Et les dates de réparation du bitume inscrites dans la chaire des trottoirs s’en trouvent surlignées

à notre délicate attention.

(Note de cuisine interne au blog : les billets “Poétique de la voirie” atteignant le cinquième opus – plus un non numéroté – , je les ôte de la catégorie “Sans parole ou presque” pour les regrouper en une catégorie autonome)

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3 Comments

  • On 25 avril 2017 at 13:05 PdB said

    Employée, vous devriez (si je puis ici me permettre) faire un appel à contributions pour ces dates de réparation bituminique : vous les publieriez ainsi à la va-comme-je-te-pousse afin de nous construire une espèce d’éphéméride hasardeux (on n’y trouverait sans doute pas quantième relevant d’un dimanche, mais qu’importe nous n’avons pas – grâce à Dieu comme disait ma grand-mère – à rendre compte de l’exhaustivité calendaire des jours passés) (je suis, pour ma part, tout à fait disposé à me baguenauder, regards et objectifs tournés vers l’asphalte, réparé donc, pour aider à cette construction illusoire et fantasque constitution de nos trottoirs) (je porte à l’attention – délicate, certes – des lectrices-eurs de commentaires que le 5 novembre 2015 était un jeudi (et qu’il s’agit -voyez comme les choses vont comme elles vont – de la date d’anniversaire de ma propre mère))

  • On 25 avril 2017 at 14:18 ms said

    Le problème de ces dates c’est qu’il y en a tellement : nos trottoirs sont faits de pièces et de morceaux ! Aussi l’entreprise collaborative que vous suggérez me semble titanesque mais je sais bien votre esprit d’entreprise. A réfléchir. Quand j’en photographie je pense toujours au travail du plasticien On Kawara que j’appréciais beaucoup (et qui reste dans les musées heureusement maintenant qu’il n’est plus là pour tenir le calendrier).
    Le dixième mois de l’année se traduit plus souvent par octobre (je suis d’ailleurs une fille d’octobre, qui n’aime pas trop le vent pour autant, Laurent peut se tromper) que par novembre mais qu’importe, j’accueille bien volontiers ici le souvenir de votre mère.

  • On 25 avril 2017 at 14:56 PdB said

    mais vous avez raison, Employée il s’agit d’octobre (c’est ce qui s’appelle un (im)pair…) ( et donc c’était un lundi) – je tiens à ce perpétuel voisinage, il faut sans doute le croire, qui unit ici – dans un acte parfaitement réussi, donc – et votre blog et la “maison mère” – les deux me sont indissociables, comprenne qui pourra… – un autre qu’on aime, de ces artistes complètement allumés (je ne le dis pas par mépris mais par humour et j’adore vraiment ce qu’ils font), est ce Roman Opalka (au prénom si joyeux) (5607249) (pauvre de lui, ce Laurent, hein…) (avec mes excuses; et mes remerciements pour l’accueil)

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