L'employée aux écritures

le blog de Martine Sonnet – ISSN : 2267-8735

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"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?" Henri Michaux

Exercice d’égo-anthroponymie

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Posted by ms on 24 janvier 2017 at 21:33

Je n’ai connu aucun de mes quatre grands-parents, tous disparus avant que j’arrive. Et je sais très peu de choses sur elles et eux, n’en ayant quasiment pas entendu parlé dans mon enfance même si ma dernière grand-mère a vécu jusqu’à l’été précédent l’automne de ma naissance. Lorsque j’ai découvert, dans l’usage professionnel que j’ai de ce genre de choses, que les Archives départementales de l’Orne avaient mis en ligne les registres d’état-civil jusqu’en 1902 ainsi que les recensements de population jusqu’en 1911, la curiosité m’a piquée d’y aller voir ce qu’il en était de mes aïeux. Moins dans une intention généalogique exhaustive que dans celle de simplement nommer celles et ceux dont je procède.

Bien m’en a pris, puisque si outre les deux noms de Morin (branche maternelle) et Sonnet (branche paternelle), les patronymes de mes deux grands-mères, Friloux (Marie Modeste) et Vannier (Marie Mouise Victorine) me disaient encore quelque chose, au-delà j’aborde le (petit tout petit) monde de mes ancêtres comme une terra incognita.

J’ai donc fait connaissance avec, par ordre d’entrée en scène en remontant le temps, du côté Morin, des Colin, Delangle, Chaignard, Libert, Leroy, Hubert, Rigoin, Lemarié et Mottier – et nous voilà au milieu du XVIIIe siècle. Du côté Sonnet, des Hardoin, Valet, Jourdan, Héroux, Bulot, Durand et Corvée – avec qui je n’arrive pour l’heure qu’au début du XIXe. Des noms plus exotiques, toutes proportions gardées, côté Sonnet que côté Morin, ceux-là me restant, à l’exception de Delangle, tous dans l’oreille puisque portés encore par des gens du pays alors que je n’ai jamais rencontré de Héroux ni de Bulot.

Celle de mes arrières grand-mère dont le nom me ravit, c’est Rose Valet, née en 1851, mariée en 1872 avec Jean Vannier, né en 1839. Tous événements ayant eu lieu à Céaucé où je suis née moi aussi. Rose Valet signe son acte de mariage quand son époux déclare ne pas savoir. Si j’emprunte un jour un pseudonyme, je crois que je m’appellerai Rose Valet.

Celui de mes arrières grands-pères que je plains sincèrement, c’est Joseph Désiré Sonnet, né en 1843, et qui en à peine plus de deux semaines, en 1858, à quinze ans donc, a perdu, le 12 juillet, son père Jean Sonnet, cultivateur âgé de 52 ans né à Céaucé et y demeurant à Mont Gaucher, puis, le 29 juillet, sa mère Marie Jourdan cultivatrice âgée de 42 ans née à Céaucé et y demaurant à Mont Gaucher. Je ne sais pas de quoi l’un et l’autre sont morts et il me faudra chercher si une poussée épidémique (choléra ?) aurait frappé la région en cet été 1858. De l’acte de mariage de l’orphelin, le 13 décembre 1866, je déduis que ses oncles paternels Sonnet Julien cultivateur 54 ans à Lugerie et Sonnet Pierre 52 ans cultivateur à la Cotière l’ont plus ou moins pris en charge au décès de ses parents.

Parmi la trentaine de mes ancêtres que j’ai identifiés, mis à part une fileuse (Marie Bulot épouse Vannier, arrière-arrière grand-mère côté Sonnet) et un couple fileuse/tisserand (Anne Lemarié et Jean Chaignard, arrières grands-parents côté Morin), tout le monde cultive la – même – terre.

Sur la photo : mère (née Morin), grand-mère (née Friloux) et arrière grand-mère (née Colin) – si je ne me trompe.

Filed under la vie tout venant
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1 Comment

  • On 24 janvier 2017 at 23:23 PdB said

    passionnant…!!

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