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	<title>L&#039;employée aux écritures &#187; variétés</title>
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	<description>le blog de Martine Sonnet - ISSN : 2267-8735</description>
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		<title>Souvenirs de fichiers &#8211; pour Josué Seckel</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jan 2026 17:55:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
				<category><![CDATA[variétés]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;en ai tellement manipulé de ces tiroirs de fichiers à tringles dans ma vie d&#8217;intercaleuse qu&#8217;en voir s&#8217;échouer un lot sur un trottoir de brocante m&#8217;émeut. Forcément. En avoir croisé hier, un peu plus bas sur le boulevard, m&#8217;incite à reprendre ici mon texte &#8220;L&#8217;intercalaire&#8221; paru dans Raymond Josué Seckel, le bibliothécaire des deux rives,  un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_2953.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-23476" title="IMG_2953" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_2953.jpeg" alt="" width="418" height="432" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;en ai tellement manipulé de ces tiroirs de fichiers à tringles dans ma vie d&#8217;intercaleuse qu&#8217;en voir s&#8217;échouer un lot sur un trottoir de brocante m&#8217;émeut. Forcément. En avoir croisé hier, un peu plus bas sur le boulevard, m&#8217;incite à reprendre ici mon texte &#8220;L&#8217;intercalaire&#8221; paru dans <a href="https://www.editionsdescendres.com/product-page/raymond-josué-seckel-le-bibliothécaire-des-deux-rives"><em>Raymond Josué Seckel, le bibliothécaire des deux rives</em>,  un très beau volume d&#8217;hommage coordonné par par Marie-Noëlle Bourguet-Seckel, Nadine Férey-Pfalzgraf et Jean-Didier Wagneur</a> aux éditions des Cendres en 2021, deux ans après le décès de Josué.</p>
<p style="text-align: center;">*****</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La dernière fois que j’ai rencontré Maurice Louis Merlant-Caillé de La Haye c’était aux Auteurs et Anonymes avant 1960. Rencontré n’est pas le terme approprié puisque je l’y ai installé dans ses meubles, du moins sa fiche 75 x 125 millimètres dans son tiroir en bois. Une installation tenant de l’assignation à résidence au moyen d’une tringle vissée privant le pauvre auteur de toute possibilité de mouvement. Dans une vie aussi antérieure que souterraine, j’ai été intercaleuse à la salle des catalogues de la Bibliothèque nationale, 58 rue de Richelieu, Paris. Matière première : de la fiche. Destinée au fichier « Auteurs et Anonymes avant 1960 » (comprendre : Auteurs dont le nom commence par une lettre déjà avalée par le <em><em>Catalogue général des livres imprimés de la Bibliothèque nationale</em> (*) </em>dont la parution des 231 tomes suit son bonhomme de chemin et Œuvres dont nul ne se prévaut, à ce titre snobées par ce catalogue) ou destinée à son continuateur « depuis 1970 ». De la fiche manuscrite reproduite photographiquement ou dactylographiée pour l’Avant 1960 ; de la fiche informatisée de première génération (**), crachotée par un ordinateur logé à L’Isle-d’Abeau, pour l’Après 1970. Toutes déversées en vrac sur la table autour de laquelle quatre juvéniles paires de mains animées d’une joyeuse ardeur les malaxent, celles d’étudiants heureux d’avoir trouvé ce boulot à mi-temps. De 9h à 13h ou de 13 à 17h, avec 15 minutes de pause nous hissant vers la lumière du jour et l’un des cafés voisins de la Bibliothèque. Selon leurs heures de permanences dévolues au renseignement des lecteurs, les plus jeunes conservateurs de la salle et de ses fichiers, Paulette [Perec], Marcelle [Beaudiquez] et Josué, nous emboîtent le pas vers le Louvois ou la Fleur de Lys.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant et après ce répit partagé, notre travail consiste à préclasser le vrac à la première lettre, puis de plus en plus finement, à la deuxième, à la troisième &#8211; les tas perdent de la hauteur – jusqu’au <em>nec plus ultra</em> du parfait ordre alphabétique. Descendre alors du semblant de balcon d’où la table des intercaleurs domine la salle des catalogues chercher le tiroir réceptacle de notre labeur ; de l’index droit faire jouer la lame de ressort le verrouillant, main gauche à plat sous le tiroir prête à le recevoir ; ne détringler qu’une fois celui-ci ayant recouvré sa stabilité, posé sur la table des opérations. Nos heures restantes occupées qui à écrire ses mémoires (encore sans prétentions autres qu’universitaires) qui à bûcher ses concours. Moi, entre automne 1976 et automne 1980, aux prises avec ma maîtrise puis la moitié de ma thèse, naviguant entre salle du sous-sol le matin et salles du haut l’après-midi, côté vert de la salle Labrouste de préférence ; au plus près de l’élégant escalier invitant à descendre frayer avec les dieux de la bibliographie.</p>
<p style="text-align: justify;">Si, dans l’exercice de mes fonctions, j’avais transpercé un matin Maurice Louis Merlant-Caillé de La Haye (1896-1993) pour le faire tenir en place, je ne lui voulais aucun mal, bien au contraire. Malgré le fait qu’il soit l’homme d’une seule œuvre, des <em>Études héraldiques, archéologiques,</em><em><em> historiques et généalogiques</em><em> </em>(***)</em>, séduite pas son patronyme je l’avais gratifié d’un intercalaire à son nom – carton beige se haussant du col calligraphié par mes soins. Un honneur qui ne s’accordait qu’aux illustres auteurs, les plus recherchés, ceux sur lesquels des doigts de lecteurs avides se jetaient en grand nombre. Ma bienveillance à l’égard de Maurice Louis Merlant-Caillé de La Haye relevait du passe-droit, voire de la faute professionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me demande aujourd’hui si mon intercalaire au nom d’un auteur si discret, mis à part son patronyme, a tenu bon jusqu’à la clôture/emmurage de la salle des catalogues. S’il a fini écorné au point que sa tête se noie dans le flot des fiches, si quelque zélé de mes successeurs l’a un jour escamoté – un intercalaire pour une seule fiche à ce nom, et puis quoi encore ? Ou s’il a déménagé, dans son fichier entouré de ses voisins de l’Avant 1960, de l’Après 1970, des Matières, et de tous les autres, confiés aux bons soins de Josué pour leur faire traverser la Seine et gravir les tours du quai François Mauriac. Josué seul aurait su me dire ce qu’il était advenu, au fil des ans, de mon intercalaire distinguant l’œuvre unique de Maurice Louis Merlant-Caillé de La Haye.</p>
<p style="text-align: justify;">(*) Sauf Voltaire qui a remonté toute la file et fait l’objet à lui tout seul d’un tome, en deux volumes, du catalogue, paru avant son heure.</p>
<p style="text-align: justify;">(**) Dites « fiches CANAC » issues du CAtalogage NAtional Centralisé, service créé en 1972.</p>
<p style="text-align: justify;">(***) Nantes : Impr. M. Saunier, 1932. -1 vol. (54 p.) : ill. ; in-8 à 2 col.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;">
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		<title>Aurélie par Gabriele Münter mais Aurélie qui ?</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 13:15:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans la belle rétrospective en cours au musée d&#8217;Art moderne de la ville de Paris de l&#8217;oeuvre de Gabriele Münter, déjà évoquée ici à propos d&#8217;une passagère de tramway, je me suis aussi longuement arrêtée devant Aurélie &#8211; 1906 Linogravures sur papier japonais et papier machine, dixit le cartel (avec mes excuses pour les quelques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans la belle <a href="https://www.mam.paris.fr/fr/expositions/exposition-gabriele-munter">rétrospective en cours au musée d&#8217;Art moderne de la ville de Paris</a> de l&#8217;oeuvre de Gabriele Münter, déjà évoquée ici <a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/?p=23115">à propos d&#8217;une passagère de tramway</a>, je me suis aussi longuement arrêtée devant <em>Aurélie</em> &#8211; 1906 Linogravures sur papier japonais et papier machine, dixit le cartel (avec mes excuses pour les quelques reflets de luminaires).</p>
<p><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_2271.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-23146" title="IMG_2271" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_2271.jpg" alt="" width="389" height="496" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Frappée comme tout un chacun chacune découvrant ces gravures,  par le furieux air de famille warholien  d&#8217;Aurélie avec Jackie Kennedy, née Jacqueline Lee Bouvier, ou Marylin Monroe, née Norma Jeane Baker, pour ne citer qu&#8217;elles. Mais le problème avec Aurélie, c&#8217;est que l&#8217;on ignore son nom de famille et que je voudrais bien la connaître mieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/138_1989_dig_01_o5.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-23151" title="138_1989_dig_01_o5" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/138_1989_dig_01_o5.jpg" alt="" width="233" height="301" /></a> Ce que l&#8217;on sait, grâce au cartel et à mes quelques glanes dans des travaux consacrés à Gabriele Münter, c&#8217;est que la peintre vit à Paris comme locataire d&#8217;une chambre dans la pension tenue par une Mme Vernot au 58 rue Madame, VIe arrondissement, de novembre 1906 à mars 1907 et qu&#8217;Aurélie est domestique dans cette pension. D&#8217;ailleurs Aurélie apparaît en silhouette, s&#8217;activant à l&#8217;arrière plan du portrait de Mme Vernot réalisé par l&#8217;artiste avec la même technique, <em>Mme Vernot avec Aurélie</em> (photo téléchargée sur le site du <a href="https://www.slam.org/collection/objects/16315/">Saint-Louis Art Museum</a>). Dans son roman récente, <em><a href="https://www.librairie-gallimard.com/livre/9791031206417-la-femme-nouvelle-selon-gabriele-munter-florence-mauro/">La femme nouvelle selon Gabriele Münter</a></em>, évoquant la vie de la peintre entre 1904 et 1929, Florence Mauro promeut Aurélie au grade de &#8220;gouvernante&#8221; sans en dire plus. Gouvernante et domestique sont pourtant deux emplois différents et l&#8217;attitude courbée (au dessus d&#8217;un évier ?) d&#8217;Aurélie derrière Mme Vernot relèverait plus de celle d&#8217;une domestique que d&#8217;une gouvernante..</p>
<p style="text-align: justify;">Dommage que la série de <a href="https://archives.paris.fr/s/11/denombrements-de-population/?">recensements nominatifs parisiens accessibles grâce aux Archives de Paris </a>ne commence qu&#8217;en 1926 car on en aurait le coeur net. S&#8217;il existait pour 1906, on y découvrirait le nom de famille d&#8217;Aurélie, ses année et lieu de naissance et sa fonction dans le foyer Vernot (et idem sur sa patronne). J&#8217;ai regardé par acquit de conscience le recensement de 1926 mais n&#8217;ai pas été surprise que 20 ans plus tard, et la Grande Guerre passée par là, ce monde  a disparu du 58 rue Madame.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 58 rue Madame c&#8217;est néanmoins une adresse qui n&#8217;est pas anodine. l&#8217;immeuble abrite  le temple protestant<a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_23443.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-23187" title="IMG_2344" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_23443-e1746017813644-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a> du Luxembourg (j&#8217;ai assisté là à un concert il y a quelques années). En 1906-1907, outre Gabriele Münter, d&#8217;autres artistes et/ou amateurs et collectionneurs d&#8217;art étrangers, états-uniens en particulier, y résident, comme Sarah et Michael Stein, frère de Gertrude qui vit alors à deux pas, 27 rue de Fleurus. La collectionneuse Etta Cone y prend, elle, pension de 1903 à 1906, Mme Vernot la logeant et lui dispensant des leçons de piano. Le catalogue de l&#8217;exposition de 1970 du MOMA <a href="Four Americans in Paris the collections of Gertrude Stein and her family">Four Americans in Paris : the collections of Gertrude Stein and her family</a> illustre la sociabilité et les affinités du petit monde du 58 rue Madame, mais hélas ne nous apprend rien sur Aurélie.</p>
<p style="text-align: justify;">Les petites annonces publicitaires passées dans la presse par Mme Vernot pour sa pension, repérables grâce à la précieuse bibliothèque numérique Gallica de la BnF, dévoilent le type de clientèles qu&#8217;elle recherche. Des étrangers donc, notamment anglophones, via l&#8217;édition européenne du <em>New York Herald </em>le 26 juin 1908</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2025-04-30-à-12.47.56.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-23178" title="Capture d’écran 2025-04-30 à 12.47.56" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2025-04-30-à-12.47.56.png" alt="" width="974" height="126" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">mais aussi des protestants, via <em>La Pioche et la truelle, journal mensuel d&#8217;évangélisation</em>, régulièrement entre 1909 et 1913 (ici le 15 janvier 1911 ; captures d&#8217;écran de Gallica)</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2025-04-30-à-14.29.55.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-23182" title="Capture d’écran 2025-04-30 à 14.29.55" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/Capture-d’écran-2025-04-30-à-14.29.55.png" alt="" width="416" height="128" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est tout ce que je sais aujourd&#8217;hui sur Aurélie et son employeuse. Je continue à chercher.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Gabriele Münter ne perd pas son temps dans le tramway</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 19:16:22 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A la rétrospective heureusement consacrée à l&#8217;oeuvre de la peintre Gabriele Münter qui vient de commencer au musée d&#8217;Art moderne de la ville de Paris (en même temps et aux mêmes dates que Matisse et Marguerite, le regard d&#8217;un père) on peut découvrir cette Nature morte dans le tramway, peinte sur carton vers 1909-1912, vraisemblablement à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A la <a href="https://www.mam.paris.fr/fr/expositions/exposition-gabriele-munter">rétrospective heureusement consacrée à l&#8217;oeuvre de la peintre Gabriele Münter</a> qui vient de commencer au musée d&#8217;Art moderne de la ville de Paris (en même temps et aux mêmes dates que <a href="https://www.mam.paris.fr/fr/expositions/exposition-matisse-et-marguerite">Matisse et Marguerite, le regard d&#8217;un père</a>) on peut découvrir cette <em>Nature morte dans le tramway,</em> peinte sur carton vers 1909-1912, vraisemblablement à Murnau à une cinquantaine de kilomètres de Munich. L&#8217;artiste y réside alors avec Kandinsky, un compagnon qui quelques années plus tard se comportera avec elle en parfait goujat.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_2274.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-23116" title="IMG_2274" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_2274.jpg" alt="" width="480" height="640" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ce tableau, comme beaucoup d&#8217;autres ainsi que des dessins et des photographies &#8211; car elle a d&#8217;abord travaillé la photographie &#8211; m&#8217;a bien plu. En tant qu&#8217;usagère assidue des transports collectifs urbains toujours curieuse de mes voisins et voisines et l&#8217;oreille tendue vers leurs conversations quand je peux les capter, comment aurais-je pu ne pas y être sensible ? Le pot de fleurs, les paquets, le sac bourse en tapisserie, les mains croisées maintenant précautionneusement le tout sur les genoux, confèrent à cette &#8220;nature morte&#8221; le charme discret d&#8217;une vie bourgeoise d&#8217;avant le séisme de 1914. J&#8217;aurais trouvé une place assise, comme la peintre, en face de cette passagère, j&#8217;aurais aimé en apprendre un peu plus sur sa vie. Dans le petit paquet bleu ficelé je verrais bien quelques douceurs, à déguster en papotant avec qui ? en buvant quoi ? Un livre dans le paquet moyen ? et dans le plus grand, emballé de rose, du linge de maison ou un cadeau de naissance ?</p>
<p style="text-align: justify;">Si je conseille la visite de l&#8217;exposition Gabriele Münter, je conseille aussi, pour la préparer en découvrant au préalable le parcours, les lieux et les proches de l&#8217;artiste, de regarder le remarquable documentaire disponible sur le site d&#8217;Arte jusqu&#8217;au 31 août prochain : <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/103042-000-A/gabriele-muenter-pionniere-de-l-art-moderne/">Gabriele Münter pionnière de l&#8217;art moderne</a>. Je l&#8217;avais visionné juste avant et m&#8217;en suis trouvée fort bien.</p>
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		<title>Agrafer les arbres par les pieds</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Sep 2024 10:12:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Voilà que je m&#8217;avise que certaines des grilles qui encerclent les pieds de nos arbres urbains sont maintenues en place par des agrafes métalliques XXL donc sans commune mesure avec celles qui lient certains de mes feuillets quand j&#8217;estime nécessaire d&#8217;éviter leur dispersion. Quitte à devoir recourir à une petite pince à deux  dents pointues [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_1898.jpg"><img class="alignleft" title="IMG_1898" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_1898.jpg" alt="" width="307" height="410" /></a>Voilà que je m&#8217;avise que certaines des grilles qui encerclent les pieds de nos arbres urbains sont maintenues en place par des agrafes métalliques XXL donc sans commune mesure avec celles qui lient certains de mes feuillets quand j&#8217;estime nécessaire d&#8217;éviter leur dispersion. Quitte à devoir recourir à une petite pince à deux  dents pointues pour les désolidariser les uns des autres le jour où je souhaite les introduire dans une photocopieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, de simples points de sutures à l&#8217;aiguille avec du fil se résorbant de lui-même, comme ceux rapprochant les bords de nos cicatrices réparables, ne sauraient suffire pour parer à tout risque de voir les arcs de grilles enserrant les troncs de nos platanes embarqués par quelques passants intentionnés à les projeter sur Dieu sait qui.</p>
<p style="text-align: justify;">Des agrafes donc, mais je m&#8217;interroge sur le type d&#8217;agrafeuse utilisée aussi bien que sur la pince propre à délivrer l&#8217;arbre de sa collerette métallique si besoin était. A coup sûr aucune des miennes et pourtant j&#8217;en possède un bel assortiment. Longtemps dans ma carrière encore itinérante et contractuelle, passant d&#8217;un bureau à un autre, je partais en emportant l&#8217;agrafeuse et la dégrafeuse. Des prises de guerre à titre de compensation pour non obtention d&#8217;une position plus stable.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais jamais je ne suis partie avec de quoi agrafer les arbres par les pieds.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_1898.jpg"><br />
</a></p>
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		<title>Grand art du faux-plafond</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Aug 2024 13:18:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ces plafonds auxquels nous avions cru comme ils nous leurraient si minces et ne tenant qu&#8217;à un fil ou presque (puissions nous crever de la sorte enfin nos plafonds de verre).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Ces plafonds auxquels nous avions cru</p>
<p style="text-align: center;">comme ils nous leurraient</p>
<p><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_1830.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-22807" title="IMG_1830" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_1830.jpg" alt="" width="362" height="385" /></a></p>
<p style="text-align: center;">si minces et ne tenant qu&#8217;à un fil ou presque</p>
<p style="text-align: center;">(puissions nous crever de la sorte enfin nos plafonds de verre).</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Des diapos dans le caniveau</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Apr 2024 12:48:58 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[variétés]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment les histoires finissent : mal en général &#8211; et avec les Rita Mitsuko on en aurait chialé. Au caniveau parfois. Et pourtant, quand on les avait reçues ces diapos, par la poste, dans leur mince boîtier plastique rigide, pressés d&#8217;y jeter un oeil, sans attendre même de les glisser une à une dans une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_14792.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-22691" title="IMG_1479" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_14792.jpg" alt="" width="286" height="285" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Comment les histoires finissent : mal en général &#8211; et avec les Rita Mitsuko on en aurait chialé. Au caniveau parfois.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant, quand on les avait reçues ces diapos, par la poste, dans leur mince boîtier plastique rigide, pressés d&#8217;y jeter un oeil, sans attendre même de les glisser une à une dans une visionneuse, on les avait saisies délicatement entre deux doigts, élevées à hauteur des yeux devant le jour d&#8217;une fenêtre ou, le soir, à la lueur d&#8217;un lustre. S&#8217;en faire au plus vite une idée, même miniature, savoir si elles étaient réussies et mériteraient en conséquence d&#8217;accéder collectivement au panier cliquetant d&#8217;un projecteur. Voire justifier une invitation lancée à un cercle amical poli qui prendrait son mal en patience.</p>
<p style="text-align: justify;">Toujours la même inquiète perplexité quand je croise des traces de vies personnelles lâchement livrées à la voirie : je me demande comment on en arrive là. Quelles négligences ou vengeances d&#8217;héritiers, quels conflits entre bien vivants &#8211; jetées par une fenêtre ces diapos ? , ou quels oublis, hors de portée de vue, hors de portée de main, au fond d&#8217;un placard d&#8217;appartement tout juste VENDU. Au balcon une pancarte d&#8217;agence immobilière s&#8217;en vante. Chez nous comme cela, inaccessible au coup d&#8217;oeil trop rapide, perchée sur la plus haute étagère, une pile de cahiers petit format dont une classe de CE2 n&#8217;avait jamais revu la couleur une fois corrigés. La jeune femme, oeil de professionnelle, qui nous faisait visiter l&#8217;appartement &#8211; à louer celui-là &#8211; les avait pris sous son bras (jusqu&#8217;à la première poubelle jaune sur son chemin vraisemblablement).</p>
<p style="text-align: justify;">Tâcher, pour soi-même, de se prémunir de tout abandon de cette sorte ; s&#8217;en souvenir et anticiper quand on sera vieux.</p>
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		<title>Permanence du corsage luxembourgeois</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 14:28:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
				<category><![CDATA[par monts et par vaux]]></category>
		<category><![CDATA[variétés]]></category>

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		<description><![CDATA[Au MUDAM mercredi dernier (j&#8217;étais allée livrer un peu tardivement un cadeau de Noël à Luxembourg), dans une présentation temporaire de pièces des collections permanentes je tombe en arrêt devant : Photographie d&#8217;une vitrine luxembourgeoise par Valérie Belin, datée 2003. Je tombe en arrêt parce que je me souviens d&#8217;avoir photographié sept ans plus tard, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au <a href="https://www.mudam.com/fr">MUDAM</a> mercredi dernier (j&#8217;étais allée livrer un peu tardivement un cadeau de Noël à Luxembourg), dans une présentation temporaire de pièces des collections permanentes je tombe en arrêt devant :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_1343.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-22621" title="IMG_1343" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_1343.jpg" alt="" width="336" height="410" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.mudam.com/fr/collection/valerie-belin">Photographie d&#8217;une vitrine luxembourgeoise par Valérie Belin</a>, datée 2003. Je tombe en arrêt parce que je me souviens d&#8217;avoir photographié sept ans plus tard, à l&#8217;été 2010, une vitrine terriblement ressemblante. Recherche faite dans mes archives photos, le doute n&#8217;est plus permis : c&#8217;était la même.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/vitrinelux2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-22622" title="vitrinelux2" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/vitrinelux2.jpg" alt="" width="310" height="320" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Disposée toujours à l&#8217;identique : une rangée de jupes au niveau inférieur, surmontée de deux rangées de hauts à leur assortir. Une vitrine corsetée de ses certitudes vestimentaires.  Au diable, saisons, collections et fashion weeks ! L&#8217;étalage désuet déjà en 2003 avait retenu l&#8217;oeil professionnel de la plasticienne comme, en 2010 le mien, parfaitement dilettante. La vision m&#8217;avait marquée au point que <a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/?p=7563">je l&#8217;avais partagée sur  le blog</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai envoyé un petit mot à <a href="https://valeriebelin.com">Valérie Belin</a> pour lui faire part de ce croisement de nos regards, elle a convenu de la cocasserie de la chose. N&#8217;ayant pas remis, la semaine dernière, mes pas exactement dans ceux de l&#8217;été 2010, je ne sais rien, hélas, de la tendance automne-hiver 2023/2024.</p>
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		<title>Je me souviens de l&#8217;omnibus Sèvres Rive Gauche</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 10:42:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
				<category><![CDATA[Montparnasse monde]]></category>
		<category><![CDATA[variétés]]></category>

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		<description><![CDATA[Désormais retraitée de mes fonctions autres que celles d&#8217;employée aux écritures ici-même à votre service, je savoure particulièrement les heures gagnées à la lecture et à la visite d&#8217;expositions en jours et heures creuses. Visites solitaires le plus souvent en ce qui me concerne mais je m&#8217;amuse d&#8217;y croiser parfois ces petits groupes qu&#8217;à l&#8217;époque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Désormais retraitée de mes fonctions autres que celles d&#8217;employée aux écritures ici-même à votre service, je savoure particulièrement les heures gagnées à la lecture et à la visite d&#8217;expositions en jours et heures creuses. Visites solitaires le plus souvent en ce qui me concerne mais je m&#8217;amuse d&#8217;y croiser parfois ces petits groupes qu&#8217;à l&#8217;époque où je pratiquais quotidiennement la courte ligne de train de banlieue omnibus Sèvres-Rive Gauche / Paris Montparnasse (supprimée depuis) j&#8217;avais intégrés à ma typologie personnelle des voyageurs sous l&#8217;appellation &#8220;club de dames en sorties culturelles&#8221;. Descendues des côteaux de Bellevue ou de Brimborion &#8211; maisons en meulière, pelouses, allées de graviers, perrons, rosiers, cerisiers, abricotiers -, leur petite troupe grossissant en chemin vers la gare d&#8217;où ledit omnibus les emmènerait au musée du Luxembourg ou au musée d&#8217;Orsay. Destinations confirmées quand elles s&#8217;en revenaient en fin d&#8217;après midi, catalogue de l&#8217;exposition dans un sac en plastique transparent ne laissant aucun doute sur ce qu&#8217;elles étaient allées faire à Paris avec un ticket de train acheté à l&#8217;unité. Des voyageuses sans Navigo. J&#8217;aimais écouter leurs conversations pleines, à la belle saison, de mariages, de baptêmes, de gîtes à dénicher pour loger les invités, l&#8217;hiver, de travaux dans leurs résidences secondaires &#8211; mais les artisans je ne vous dis pas le calvaire &#8211; et, à la mi-saison, de cousins et de cousines visités à Hong Kong, Montréal ou Sidney. D&#8217;autres vies que les nôtres, désormais délogées par la SNCF à moins que ne soit Ile-de-France Mobilités, de l&#8217;entre-soi des trains de Sèvres (longtemps appelés entre usagers &#8220;les petits gris&#8221;) désormais fondues dans les Transiliens ligne N en provenance de Rambouillet, Plaisir/Grignon ou Mantes-la-Jolie. Une autre classe de ma typologie personnelle des voyageurs de l&#8217;omnibus, le &#8220;détachement de retraités randonneurs&#8221;, non exclusivement genré contrairement au &#8220;club de dames en sorties culturelles&#8221; se caractérisait néanmoins par un certain déséquilibre défavorable aux hommes et une pratique de la ligne à contresens. De Paris/Mpontparnasse vers les forêts banlieusardes le matin et retour vers la capitale le soir.</p>
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		<title>Du saladier de Nicolas de Staël et de quelques autres</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 16:13:25 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[variétés]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la très belle rétrospective de l&#8217;oeuvre brève mais fournie de Nicolas de Staël qui s&#8217;ouvre ces jours-ci au Musée d&#8217;art moderne de la Ville de Paris on peut voir ce saladier bien garni dont les couverts assortis n&#8217;attendent que deux mains habiles à fatiguer la salade sans qu&#8217;aucune feuille ne leur échappe. La salade [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_1053.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-22425" title="IMG_1053" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_1053.jpg" alt="" width="463" height="403" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans la très belle rétrospective de l&#8217;oeuvre brève mais fournie de Nicolas de Staël qui s&#8217;ouvre ces jours-ci <a href="https://www.mam.paris.fr/fr/expositions/exposition-nicolas-de-stael">au Musée d&#8217;art moderne de la Ville de Paris</a> on peut voir ce saladier bien garni dont les couverts assortis n&#8217;attendent que deux mains habiles à fatiguer la salade sans qu&#8217;aucune feuille ne leur échappe. La salade est verte et l&#8217;exposition compte plusieurs tableaux aux touches vert amande, vert plus ou moins grisé ou vert céladon, moins attendues que l&#8217;éblouissement des coloris des paysages siciliens.</p>
<p style="text-align: justify;">Nombre de tableaux, dont ce saladier et une nature morte aux trois poires, vertes elles aussi, proviennent de collections privées d&#8217;où ils n&#8217;avaient jamais bougé ; nous les donner à découvrir n&#8217;est pas le moindre intérêt de l&#8217;exposition. Je lis dans des articles consacrés à celle-ci, qui soulignent tous sa richesse en &#8220;inédits&#8221;, que les commissaires ont su les débusquer jusqu&#8217;en des lieux parfois insolites comme des chalets haut perchés de Gstaad en Suisse.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne sais pas si c&#8217;est le cas du saladier mais cela me rappelle une conversation entre Vaudois entendue, en Suisse donc, dans un train à crémaillère. Il y était question du coût de revient du chauffage d&#8217;un chalet, justement (avec ou sans collection particulière je ne sais), et chauffer ce chalet coûtait &#8220;un saladier&#8221; (sic). Une expression probablement locale que je n&#8217;avais jamais entendue. Que quelque chose nous coûte un bras ou la peau des fesses, on en a l&#8217;habitude et encore plus en période d&#8217;inflation, mais un saladier ? Et combien de saladiers a pu coûter le saladier de Nicolas de Staël ? Mystère.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>PS J&#8217;avais évoqué déjà sur ce blog une <a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/?p=14672">exposition consacrée à Nicolas de Staël, c&#8217;était au MUMA du Havre en 2014</a>.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Montbauron du nouveau (en allant au musée Lambinet)</title>
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		<pubDate>Mon, 29 May 2023 15:04:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
				<category><![CDATA[du XVIIIe siècle]]></category>
		<category><![CDATA[variétés]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis mon dernier passage rue Montbauron à Versailles, le long de la palissade métallique entourant l&#8217;ancienne annexe de la Bibliothèque nationale sur laquelle je fais une légère fixation, il s&#8217;est passé quelque chose. Plus exactement quelqu&#8217;un ou quelqu&#8217;une est passé ne se contentant pas comme moi de photographier systématiquement le cadre vestige de l&#8217;affichette annonçant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/?p=21920">Depuis mon dernier passage rue Montbauron</a> à Versailles, le long de la palissade métallique entourant l&#8217;ancienne annexe de la Bibliothèque nationale sur laquelle je fais une légère fixation, il s&#8217;est passé quelque chose.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus exactement quelqu&#8217;un ou quelqu&#8217;une est passé</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_0790.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-22278" title="IMG_0790" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_0790-820x1024.jpg" alt="" width="357" height="446" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">ne se contentant pas comme moi de photographier systématiquement le cadre vestige de <a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/?p=21144">l&#8217;affichette annonçant la fermeture du lieu le 5 avril 1997.</a> On notera que trois punaises sur quatre résistent, celle du coin inférieur droit ayant lâché prise depuis ma photographie du 11 février dernier, après 26 ans de bons et loyaux services.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;étais en chemin vers <a href="https://www.versailles.fr/51/culture/musee-lambinet.htm">le musée Lambinet </a>et ses collections XVIIIe siècle où m&#8217;attendaient Louis XV et la comtesse du Barry, tout droit sortis de la manufacture de céramique de Sèvres et non échappés d&#8217;un film récemment projeté en ouverture du festival de Cannes.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_0795.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-22287" title="IMG_0795" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_0795.jpg" alt="" width="427" height="302" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Mais à propos d&#8217;écran, visitant le musée réouvert depuis peu après une belle rénovation, je me suis souvenue <a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/?p=7792">des mots de Louis-Sébastien Mercier que j&#8217;avais cités ici-même le 2 octobre 2010</a> (car L&#8217;employée aux écritures a de la suite dans les idées)</p>
<p style="text-align: justify;"><em>pour nous bientôt nous ne lirons plus que sur des écrans</em></p>
<p style="text-align: justify;">en découvrant l&#8217;aménagement du salon de l&#8217;appartement XVIIIe et son écran de cheminée &#8211; l&#8217;un de ces écrans parfois illustrés auxquels faisait allusion l&#8217;auteur du <em>Tableau de Paris</em> &#8211; signé, comme les fauteuils, <em>Jean-Baptiste Claude Sené (Paris, 1748 &#8211; 1803), bois sculpté et soie jaune</em>, m&#8217;enseignait le cartel.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_07972.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-22293" title="IMG_0797" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_07972.jpg" alt="" width="640" height="480" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La harpe, elle, étant l&#8217;oeuvre de <em>Jean-Henri Naderman (Fribourg, 1735 &#8211; Paris, 1799), bois sculpté et doré à deux tons, décoré de vernis Martin.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
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