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	<title>L&#039;employée aux écritures &#187; la vie tout venant</title>
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	<description>le blog de Martine Sonnet - ISSN : 2267-8735</description>
	<lastBuildDate>Sat, 18 Jul 2026 09:24:01 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Montparnasse monde (y dormir)</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 15:57:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
				<category><![CDATA[Montparnasse monde]]></category>
		<category><![CDATA[la vie tout venant]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est fait. On était en 2009, ce blog allait avoir un an et j&#8217;avais eu l&#8217;idée d&#8217;y publier un feuilleton du samedi qui tournerait autour de la gare Montparnasse. Chaque semaine une photo accompagnée de deux pavés de texte, sensiblement de mêmes formats. Le 25e épisode de la série qui deviendrait in fine mon livre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est fait.</p>
<p style="text-align: justify;">On était en 2009, ce blog allait avoir un an et j&#8217;avais eu l&#8217;idée d&#8217;y publier un feuilleton du samedi qui tournerait autour de la gare Montparnasse. Chaque semaine une photo accompagnée de deux pavés de texte, sensiblement de mêmes formats. <a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/?p=1303">Le 25e épisode de la série</a> qui deviendrait <em>in fine</em> mon livre <a href="http://www.letempsquilfait.com/Pages/Pages%20livres/Page%20nouv.549.html"><em>Montparnasse monde</em> (Editions Le temps qu&#8217;il fait, 2011)</a> évoquait les hôtels à proximité immédiate des arrières de la gare par lesquels j&#8217;avais, de 2004 à 2007, accédé à mon <a href="https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2022-10/LIVRET40.pdf">bureau enchanté de la MiRe</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;avais écrit :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Rêve de gare, un peu fou et bien au dessus de mes moyens, caressé depuis longtemps : une nuit, j’irais dormir au coeur du monde Montparnasse, en touriste, dans un des deux hôtels triple étoilés collés au plus près de la gare. Sous son emprise. Y arriver à la nuit tombée et le lendemain, franchissant nez en l’air et à nous deux Paris, la porte à tambour, savoir enfin ce qu’elle inspire comme pensée la première vraie gorgée d’air parisienne aspirée (comme il a pu m’arriver de le faire à Rome, à Lisbonne, à Vienne, à Madrid, à Bruxelles, à Londres ou à Copenhague). Deux seuls hôtels de Montparnasse dont les enseignes lumineuses accompagnent un temps ceux qui s’en retournent, assis sens contraire à la marche, vers leurs cités-dortoirs de banlieue ou lotissements bitumés des confins de la grande couronne. NOVOTEL <em>Accor Hôtels</em> au bleu si beau tranchant la nuit des voies, côté Vaugirard des Intercités, et HOTEL CONCORDE MONTPARNASSE, façade circulaire, côté Pasteur des TGV. Hôtels aux arrières cours, par où transitent les chariots de linge sale et les containers-poubelles,  jouxtant les accès de services de la gare, sur ses arrières. Des accès, qu’on préférerait ne pas trop offrir aux regards, mais nécessaires au bon fonctionnement des hôtels comme de la gare et au confort des voyageurs, dans les deux cas.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Et voilà qu&#8217;en cette fin juin parisienne caniculaire, en quête d&#8217;un répit à l&#8217;enchaînement des nuits tropicales dans un appartement atteignant 34°, j&#8217;ai effectivement dormi deux nuits au Montparnasse monde mais dans un hôtel de moindre prestige, à deux pas de la place de Catalogne. Un peu honteuse de pouvoir accéder à ce refuge temporaire quand tant de Parisiennes et de Parisiens, notamment sous les toits de zinc &#8211; sans parler de celles et ceux sans murs ni toits du tout &#8211; n&#8217;avaient d&#8217;autres ressources que les fastidieuses combinaisons ventilateur/eau glacée/couverture de survie/drap mouillé que nous avons aussi mises en oeuvre et continuons à le faire à l&#8217;heure où j&#8217;écris par 32°9 dans le séjour.  Sans parler non plus des services hospitaliers, crèches, écoles tout aussi bouillants que nos appartements. Ni des conditions de survie par cette chaleur dans des prisons surpeuplées.</p>
<p style="text-align: justify;">Les fanfaronnades et autres expressions de mépris émises cette semaine au sommet de l&#8217;Etat pour les souffrances engendrées par des décennies de refus de voir et planifier plus loin que le bout de son nez électoral risquent fort, exploitant justes consternation et colère, de profiter aux convoitises d&#8217;accès au pouvoir les plus toxiques dans un an. Suivez mon regard au bout sur la droite.</p>
<p style="text-align: justify;">Jamais je n&#8217;aurais imaginé en arriver là puisque beaucoup et de longtemps avaient prédit les dérèglements climatiques qui nous frappent aujourd&#8217;hui.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Mes jours mis en petits tas posés sur la table</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 16:43:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
				<category><![CDATA[la vie tout venant]]></category>

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		<description><![CDATA[Cherchant à dater précisément certains événements d&#8217;une séquence professionnelle (1995-2003) assez brumeuse dans ma mémoire, je réunis mes agendas qui traînaient ici et là. Je les classe par décennies. La série est continue depuis 1976, après un hapax 1972. Au fil des ans et de l&#8217;évolution de nos outils d&#8217;écriture, j&#8217;ai toujours conservé un agenda [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_3169.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-23625" title="IMG_3169" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_3169.jpeg" alt="" width="465" height="465" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cherchant à dater précisément certains événements d&#8217;une séquence professionnelle (1995-2003) assez brumeuse dans ma mémoire, je réunis mes agendas qui traînaient ici et là. Je les classe par décennies. La série est continue depuis 1976, après un hapax 1972. Au fil des ans et de l&#8217;évolution de nos outils d&#8217;écriture, j&#8217;ai toujours conservé un agenda papier parallèlement à la tenue de sa version téléphonique, agenda papier calé sur l&#8217;année universitaire ou sur l&#8217;année civile au gré des méandres d&#8217;un parcours pas tracé d&#8217;avance. Retour définitif à l&#8217;année civile en 2023 comme matérialisation de la distance prise avec la vie professionnelle institutionnelle l&#8217;âge venu.</p>
<p style="text-align: justify;">Je considère  maintenant les petites piles décennales posées sur mon bureau et réalise qu&#8217;une boîte à chaussures ne suffira pas à ranger mes agendas une fois que j&#8217;aurai retrouvé les dates que je recherche. Pas comme ma <a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/?p=15326">collection de talons de chéquiers à laquelle une boîte à biscuits suffit.</a></p>
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		<title>D&#8217;une lessive l&#8217;autre, d&#8217;une brouette l&#8217;autre</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 11:18:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
				<category><![CDATA[la vie tout venant]]></category>

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		<description><![CDATA[Au musée d&#8217;Orsay, vendredi, comme j&#8217;étrennais mon pass Orsay/Orangerie, je me suis arrêtée devant ce tableau de Camiille Pissarro Femme étendant du linge (1887) et je me suis souvenue de mes vacances de l&#8217;été 1960 du fil à linge tendu de ma maison natale à l&#8217;ancienne boutique paternelle. J&#8217;avais 4 ans, le baigneur s&#8217;appelait Pascal, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Au musée d&#8217;Orsay, vendredi, comme j&#8217;étrennais mon pass Orsay/Orangerie,</p>
<p style="text-align: center;">je me suis arrêtée devant ce tableau de Camiille Pissarro</p>
<p><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_2925.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-23425" title="IMG_2925" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_2925.jpeg" alt="" width="419" height="474" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Femme étendant du linge</em> (1887)</p>
<p style="text-align: center;">et je me suis souvenue de mes vacances de l&#8217;été 1960</p>
<p style="text-align: center;">du fil à linge tendu de ma maison natale à l&#8217;ancienne boutique paternelle.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/vac1960.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-23426" title="vac1960" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/vac1960.jpg" alt="" width="455" height="454" /></a></p>
<p style="text-align: center;">J&#8217;avais 4 ans, le baigneur s&#8217;appelait Pascal,</p>
<p style="text-align: center;">comme le petit voisin du premier étage dans notre HLM en banlieue parisienne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ajout du dimanche 18 janvier 2026</strong></p>
<p style="text-align: center;">Et comme la lessive étendue dans la tableau de Pissarro</p>
<p style="text-align: center;">la lessive familiale arrivait du lavoir (qu&#8217;on disait le &#8220;doué&#8221;)</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_2942.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-23461" title="IMG_2942" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_2942.jpeg" alt="" width="395" height="545" /></a></p>
<p style="text-align: center;">en brouette (qu&#8217;on disait beurouett&#8217; ou quelque chose comme ça).</p>
<p style="text-align: left;">PS : vous aurez reconnu le forgeron (en vacances)</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;">
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		<title>Quoi de neuf ? Balzac en train</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 09:50:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
				<category><![CDATA[coin lecture]]></category>
		<category><![CDATA[la vie tout venant]]></category>

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		<description><![CDATA[Je rentrais de La Haye à Paris lundi soir en Thalys &#8211; rebaptisé désormais Eurostar mais avec précision &#8220;couleur du train : rouge&#8221; sur le billet pour ne pas confondre avec le londonien &#8211; en lisant Le Père Goriot de Balzac que je n&#8217;avais jamais lu. Je comble petit à petit ma lacune balzacienne. Après m&#8217;en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je rentrais de La Haye à Paris lundi soir en Thalys &#8211; rebaptisé désormais Eurostar mais avec précision &#8220;couleur du train : rouge&#8221; sur le billet pour ne pas confondre avec le londonien &#8211; en lisant <em>Le Père Goriot </em>de Balzac que je n&#8217;avais jamais lu. Je comble petit à petit ma lacune balzacienne. Après m&#8217;en être tenue des décennies durant à la seule <em>Eugénie Grandet </em>étudiée en classe de troisième, lecture scolaire n&#8217;invitant pas forcément à prolonger la découverte de l&#8217;auteur, j&#8217;ai, ces dernières années, fait mes délices de <em>La cousine Bette</em> puis du <em>Cousin Pons</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Mes voyages aux Pays-Bas devenus assez réguliers pour cause d&#8217;extension familiale néerlandaise s&#8217;accompagnent toujours du choix mûrement réfléchi d&#8217;un livre pour le train, m&#8217;assurant une lecture immersive propre à accompagner l&#8217;aller comme le retour. Pour ce voyage c&#8217;était <em>Le Père Goriot</em>, que j&#8217;avais pris soin d&#8217;emprunter en Folio à ma bibliothèque habituelle, le Garnier jaune de la maison étant défraîchi et dans une collection dont je n&#8217;ai jamais apprécié le format ni la typographie. L&#8217;idée de prendre place à bord de cet Eurostar avec Balzac était née de ma récente visite de l&#8217;exposition (terminée depuis le 30 mars) <a href="https://www.parismusees.paris.fr/fr/exposition/illusions-conjugales-perdues">&#8220;Illusions (conjugales) perdues&#8221;,</a> chez lui, rue Raynouard, Paris XVIe.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/ark__73873_pf0001825863_v00011.jpg"><img class="alignleft size-large wp-image-23075" title="ark__73873_pf0001825863_v0001" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/ark__73873_pf0001825863_v00011-818x1024.jpg" alt="" width="378" height="473" /></a>Je me suis évidemment régalée avec <em>Le Père Goriot</em>, de Paris à Rotterdam et de Rotterdam à Paris, sans quasiment bouger de chez moi puisque la pension bourgeoise Vauquer est à deux pas d&#8217;ici.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus extraordinaire dans ma lecture ferroviaire balzacienne c&#8217;est qu&#8217;entrant en gare du Nord je me suis aperçue que, un rang devant moi, de l&#8217;autre côté du couloir, l&#8217;homme qui avait passé comme moi le voyage plongé dans un livre lisait lui aussi Balzac,  ses<em> Mémoires de deux jeunes mariées</em>. Peut-être avait-il visité l&#8217;exposition désillusionnée de la Maison de Balzac. Il avait choisi une édition de poche Garnier Flammarion (couvertures blanche). La femme qui l&#8217;accompagnait, lectrice elle aussi de bout-en-bout du voyage, a rangé trop prestement son livre à l&#8217;arrivée pour que je l&#8217;identifie. Nous nous sommes tous assurés que nous n&#8217;avions rien oublié à notre place avant de descendre et surtout pas Balzac.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;aimerais bien savoir quelle est la probabilité que dans un wagon de train deux lecteurs de l&#8217;auteur de la <em>Comédie humaine</em> voisinent comme nous l&#8217;avons fait,  à un rang d&#8217;écart, entre Rotterdam et Paris. Une infime probabilité sans doute mais une heureuse coïncidence, de celles qui confortent nos plus forts attachements et nous réjouissent.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Illustration : photographie d&#8217;Eugène Atget, 1912, du puits et du jardin de la cour intérieure du 24 rue Tournefort (ancienne rue Neuve-Sainte-Geneviève), Paris Ve, emplacement présumé de la pension Vauquer. <a href="https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/pf0001825863/v0001.simple.selectedTab=record">Collections de la Bibliothèque historique de la ville de Paris, cote de l&#8217;exemplaire numérisé 4-EPR-00782</a>.</em></p>
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		<title>Huit semaines pas comme les autres cinq ans plus tard</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 13:39:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a cinq ans aujourd&#8217;hui commençait un confinement pour cause d&#8217;épidémie qui, tout compte fait, de rallonge en rallonge, allait durer huit semaines.  Une période d&#8217;enfermement au cours de laquelle, une fois rentrée de la sortie quotidienne autorisée d&#8217;une heure dans un rayon d&#8217;un kilomètre, je tanguais d’une fenêtre à l’autre, côté boulevard, côté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a cinq ans aujourd&#8217;hui commençait un confinement pour cause d&#8217;épidémie qui, tout compte fait, de rallonge en rallonge, allait durer huit semaines.  Une période d&#8217;enfermement au cours de laquelle, une fois rentrée de <a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/?p=20698">la sortie quotidienne autorisée d&#8217;une heure dans un rayon d&#8217;un kilomètre</a>, je tanguais d’une fenêtre à l’autre, côté boulevard, côté cour, et notais les choses vues, à moins que je ne songe par de vers moi à l’incongruité de la situation (*).</p>
<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_8048.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-22978" title="IMG_8048" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_8048-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Mardi 17 mars sur la rue</em>. Les chiens, même tenus en laisse, sont les rois du boulevard. <em>Mercredi 18 mars sur la rue</em>. La croix verte de la pharmacie signe la vie. <em>Jeudi 19 mars sur la cour</em>. Un enfant après l’autre joue sa récréation. <em>Vendredi 20 mars à l’intérieur</em>. Les cheveux pousseront désormais sans craintes. <em>Samedi 21 mars à l’intérieur</em>. <strong>L’adjectif drastique est sorti de sa réserve</strong>. <em>Dimanche 22 mars à l’intérieur</em>. Les heures creusent leurs trous profonds. <em>Lundi 23 mars sur la cour</em>. Jalouse d’une corde à sauter, pas pour me pendre, juste sauter. <em>Mardi 24 mars à l’intérieur</em>. Agendas gommés à perte de vue, angoisse des pages blanchies. <em>Mercredi 25 mars sur la cour</em>. Deux par deux, les fratries, badminton, sans échange de raquettes. <em>Jeudi 26 mars à l’intérieur</em>. Les mains récurées y laisseront leurs peaux. <em>Vendredi 27 mars sur la rue</em>. Les couloirs de bus coulent des jours paisibles. <em>Samedi 28 mars à l’intérieur</em>. Nos fors intérieurs n’en demandaient pas tant. <em>Dimanche 29 mars à l’intérieur</em>. Passage à l’heure d’été sans penser l’été. <em>Lundi 30 mars sur la rue</em>. Plus personne ne compte ses pas : 10 000 par jour on n’y arrivera jamais. <em>Mardi 31 mars à l’intérieur</em>. Tisser détisser retisser les fils d’infos, faire sa Pénélope sur la toile. <em>Mercredi 1er avril sur la rue</em>. L’obstination de l’anticyclone confine à l’insolence. <em>Jeudi 2 avril sur la cour</em>. Les pâtés de petits cailloux manquent de tenue, il faudrait du sable humide. <em>Vendredi 3 avril sur la rue</em>. Les valises à roulettes, toutes, métamorphosées en charriots à commissions. <em>Samedi 4 avril sur la rue</em>. <strong>De nuit, à l’hôpital en face, des fenêtres éclairées qu’on a toujours vu éteintes</strong>. <em>Dimanche 5 avril à l’intérieur</em>. Les chaussures de ville alignées dans l’entrée s’empoussièrent et n’en reviennent pas. <em>Lundi 6 avril à l’intérieur</em>. Innocente intrusion du dehors, la botte de radis prend des airs de cheval de Troie. <em>Mardi 7 avril sur la rue</em>. S’avancer masqués pour une fois qu’avril pouvait nous découvrir d’un fil. <em>Mercredi 8 avril à l’intérieur</em>. Pics, plateaux, épicentres, la géographie de 19 :15. <em>Jeudi 9 avril sur la rue</em>. Deux cavaliers et leurs montures caparaçonnés de bleu, chaque jour, au petit trot sur le boulevard. <em>Vendredi 10 avril sur la cour sur la rue</em>. Nos fenêtres nous ne les verrons plus jamais du même œil. <em>Samedi 11 avril sur la cour</em>. L’érable élagué, de ses jeunes pousses vertes, veut nous dire quelque chose. <em>Dimanche 12 avril à l’intérieur</em>. Férié, ouvrable, ouvré, va savoir. <em>Lundi 13 avril à l’intérieur</em>. Il faudrait pouvoir en parler au passé mais ce ne sera pas simple. <em>Mardi 14 avril à l’intérieur</em>. La saint glinglin, la Trinité, les dents des poules : aux environs de la mi-mai – à confirmer. <em>Mercredi 15 avril sur la cour</em>. Les marelles tracées dans les petits cailloux ne sont pas durables. <em>Jeudi 16 avril sur la rue.</em> Ce frisson à chaque passage de camion frigorifique. <em>Vendredi 17 avril sur la rue</em>. Statistique personnelle : deux personnes au plus par autobus, même dans les doubles. <em>Samedi 18 avril sur la rue sur la cour à l’intérieur</em>. <strong>Le geste-barrière n’est plus l’apanage du garde-barrière</strong>. <em>Dimanche 19 avril à l’intérieur</em>. Ce que l’on sait c’est que l’on n’en sait pas beaucoup plus sur la suite. <em>Lundi 20 avril sur la rue.</em> Tous ces chiens qui habitent la ville dans un rayon de moins d’1 km et que l’on ne connaissait pas. <em>Mardi 21 avril à l’intérieur</em>. Compter en semaines (6) plutôt qu’en jours (36) pour tâcher de s’en tenir à un chiffre. <em>Mercredi 22 avril sur la cour </em>. Ils ont tous bien progressé en badminton sans doute grâce au filet de fortune installé. <em>Jeudi 23 avril à l’intérieur</em>. Jusqu’à la nuit même, lourde de rêves confinés, que le jour ne dissipe pas. <em>Vendredi 24 avril sur la rue</em>. Le joggeur passant sous la fenêtre à 19 heures pile sort de nulle part, forcément. <em>Samedi 25 avril à l’intérieur</em>. Les beaux parleurs de chez eux sur nos écrans ont souvent des plafonds moulurés sur la tête. <em>Dimanche 26 avril sur la rue</em>. Réapprendre à traverser dans les clous comme les chiens réapprendront la laisse, un jour. <em>Lundi 27 avril à l’intérieur</em>. Attendre la stratégie du plan (ou le plan de la stratégie) et tourner en bourrique. <em>Mardi 28 avril sur la rue.</em> Toute averse venant reverdir les platanes est source d’espoir. <em>Mercredi 29 avril sur la cour</em>. Diversification des jeux : apparition d’un croquet et de quilles de bois numérotées. <em>Jeudi 30 avril à l’intérieur</em>. Vert, rouge, alerte orange, que chacun voie l’épidémie à sa porte. <em>Vendredi 1er mai sur la rue</em>. Disparus mon fournisseur de muguet communiste français et ses concurrents de sauvette. <em>Samedi 2 mai à l’intérieur</em>. Exhumer les pinces à cheveux des vies antérieures qu’on croyait enfouies à jamais ; ils ont poussé sans crainte. <em>Dimanche 3 mai sur la cour</em>.<strong> À 17 heures chaque après-midi, l’envol des volutes d’un violoncelle voisin</strong>. <em>Lundi 4 mai sur la rue</em>. Un frémissement, comme un frémissement, des prémices, une amorce (et puis rien ?). <em>Mardi 5 mai sur la rue</em>. La grande soif des jardinières aux fenêtres de ceux qui sont partis fait peine à voir. <em>Mercredi 6 mai à l’intérieur</em>. Vérifier quand même que dans cette histoire de 2,5kg/personne on compte pour du beurre. <em>Jeudi 7 mai sur la rue</em>. Si les mardis, jeudis, samedis, autour des étals du marché se dansera un bal masqué ? <em>Vendredi 8 mai sur la cour</em>. Rêve éveillé : imaginer nos enfants mêlés à ceux d’en bas (mais ils ont bien passé l’âge). <em>Samedi 9 mai sur la rue</em>. Rideaux de fer à demi levés : états des stocks, serpillères et balais, et dérouiller les tiroirs-caisses. <em>Dimanche 10 mai à l’intérieur</em>. Clore ici quoiqu’il advienne, demain, du déconfinement et de mon écriture.<a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_8017.jpg"><img class="size-medium wp-image-22981 aligncenter" title="IMG_8017" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/IMG_8017-300x288.jpg" alt="" width="300" height="288" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">(*) Ce billet compile les notes publiées hebdomadairement sur ce blog pendant le confinement.</p>
<p style="text-align: justify;">Illustrations : marelle et filet de badminton de fortune pour les récréations improvisées dans la cour par les enfants de l&#8217;immeuble.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Livraisons d&#8217;automne</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 18:43:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
				<category><![CDATA[coin lecture]]></category>
		<category><![CDATA[la vie tout venant]]></category>

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		<description><![CDATA[Un peu d&#8217;autopromotion à laquelle m&#8217;incitent les parutions quasi concomitantes ces dernières semaines de trois ouvrages collectifs auxquels j&#8217;ai collaboré (sous ma casquette d&#8217;historienne). Il y a le neuvième volume de l&#8217;édition, pour la première fois intégrale, du journal du libraire parisien - qui n&#8217;a pas tenu boutique longtemps mais est resté sa vie durant impliqué [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un peu d&#8217;autopromotion à laquelle m&#8217;incitent les parutions quasi concomitantes ces dernières semaines de trois ouvrages collectifs auxquels j&#8217;ai collaboré (sous ma casquette d&#8217;historienne).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/journal-hardy-vol-9.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-22530" title="journal-hardy-vol-9" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/journal-hardy-vol-9-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a>Il y a le neuvième volume de l&#8217;édition, pour la première fois intégrale, du journal du libraire parisien - qui n&#8217;a pas tenu boutique longtemps mais est resté sa vie durant impliqué dans la corporation &#8211; Siméon Prosper Hardy (1729-1806).</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;entreprise éditoriale, co-dirigée par Pascal Bastien, Sabine Juratic, Nicolas Lyon-Caen et Daniel Roche son initiateur malheureusement décédé en février dernier, est menée de part et d&#8217;autre de l&#8217;Atlantique par des équipes basées <a href="https://ihmc.ens.psl.eu/journal-de-hardy">l&#8217;une à l&#8217;Institut d&#8217;histoire moderne et contemporaine à Paris</a>, l&#8217;autre à l&#8217;<a href="http://www.grhs.uqam.ca">université du Quebec à Montréal</a>. Ce neuvième volume de <a href="https://www.editions-hermann.fr/livre/mes-loisirs-ou-journal-d-evenemens-tels-qu-ils-parviennent-a-ma-connoissance-1753-1789-volume-9-simeon-prosper-hardy"><em>Mes loisirs, ou Journal d&#8217;événemens tels qu&#8217;ils parviennent à ma connoissance,</em> publié aux éditions Hermann</a>, couvre les années 1786 et 1787. Les deux derniers volumes relateront les années 1788 et 1789, Siméon Prosper Hardy ayant interrompu brutalement sa rigoureuse consignation des jours le 14 octobre 1789.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour en savoir plus sur ce journal, on peut consulter <a href="https://journaldehardy.org">le site internet qui lui est dédié</a>. On y accède notamment aux index onomastique, géographique et événementiel mis en ligne au fil de la parution des volumes papier. Pour connaître mieux le libraire, on peut aussi lire une petite étude inédite dans laquelle je me suis attachée à traquer son écriture à la première personne : <a href="https://hal.science/hal-03457834">&#8220;Je est Hardy : usages de la première personne du singulier dans <em>Mes loisirs, ou Journal d&#8217;événemens tels qu&#8217;ils parviennent à ma connoissance</em> &#8220;</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux autres parutions résultent de mes travaux sur les scientifiques allocataires de la Caisse nationale des<a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/modalites-communications-scientifiques1.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-22541" title="modalites-communications-scientifiques" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/modalites-communications-scientifiques1-211x300.jpg" alt="" width="190" height="270" /></a> sciences, un dispositif de financement de la recherche publique ayant fonctionné entre les années universitaires 1931/32 et 1938/39, préfiguration du CNRS qui en prend le relai à l&#8217;automne 1939. Deux chapitres dans des ouvrages collectifs qui viennent de paraître complètent mes précédents articles exploitant mon recensement exhaustif des chercheuses et chercheurs bénéficiaires des bourses et allocations dispensées par la Caisse. J&#8217;avais publié déjà des &#8220;gros plans&#8221; sur <a href="https://journals.openedition.org/rhsh/3158">le champ des sciences humaines</a>, sur les <a href="https://shs.hal.science/halshs-03470396/document">femmes</a> et sur les <a href="https://hal.science/hal-02467877/document">chimistes</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/modalites-communications-scientifiques.jpg"></a>Cette fois il s&#8217;agit, d&#8217;une part, d&#8217;une étude s&#8217;intégrant à un ensemble de travaux sur la communication scientifique dirigé par Muriel Le Roux : <em><a href="https://www.peterlang.com/document/1306385">Modalités de la communication scientifique et technique : perspectives historiques / Communicating Science and Technology</a> : Historical Perspectives </em>(Peter Lang, 2023). Mon chapitre <a href="https://paris1.hal.science/IHMC/halshs-04233778v1">« Faire connaître ses travaux : l’accès à la publication de la première génération de boursières et boursiers de la Caisse nationale des sciences »</a> restitue les conditions dans lesquelles les jeunes scientifiques s&#8217;insèrent dans le champ éditorial des sciences dites dures.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/153070_couverture_Hres_01.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-22544" title="153070_couverture_Hres_0" src="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/wp-content/uploads/153070_couverture_Hres_01-197x300.jpg" alt="" width="197" height="300" /></a>Enfin, d&#8217;autre part, le 27 octobre dernier est paru au Seuil <a href="https://www.seuil.com/ouvrage/le-monde-des-mathematiques-collectif/9782021530704"><em>Le monde des mathématiques</em>, sous la direction du sociologue Pierre-Michel Menger et de l&#8217;historien Pierre Verschueren</a>, ouvrage réunissant en 832 pages une vingtaine de contributions propres à éclairer sous différents jours la &#8220;société mathématique&#8221;, ses profils, ses carrières, ses institutions de recherche et d&#8217;enseignement, sa conscience de soi, son entre-soi et sa reproduction.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma petite pierre à cet édifice &#8211; « Deux mathématiciennes à la Caisse nationale des sciences : débuts croisés de Marie Charpentier et de Marie-Louise Dubreil-Jacotin» &#8211; porte sur les deux seules mathématiciennes intégrées à ce dispositif, aux côtés de 70 mathématiciens. Deux profils féminins qui s&#8217;opposent souvent mais les deux jeunes femmes aux origines et cursus différents se rejoignent dans leur commune difficulté à &#8220;faire leur trou&#8221; dans un monde qui sans les écarter formellement se pense en grande partie sans elles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans <em>Le Monde</em> daté du 3 novembre 2023, sous le titre <a href="https://www.lemonde.fr/livres/article/2023/11/05/le-monde-des-mathematiques-loin-des-stereotypes-les-mathematiciens_6198360_3260.html">« <em>Le Monde des mathématiques</em> : loin des stéréotypes, les mathématiciens »</a>, Gilles Bastin rend compte de cet ouvrage.</p>
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		<title>INTERLUDE</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Jul 2022 19:54:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
				<category><![CDATA[la vie tout venant]]></category>
		<category><![CDATA[vie technologique]]></category>

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		<description><![CDATA[Après repos hivernal (comme les pelouses des jardins publics), suivi d&#8217;un repos printanier, le blog aborde son repos estival pour cause d&#8217;interruption de l&#8217;image. Une intervention de réparation permettant d&#8217;y insérer à nouveau des photographies &#8211; souvent supports d&#8217;écriture comme dans la série &#8220;Poétique de la voirie&#8221; &#8211; s&#8217;impose mais ne sera pas réalisée avant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après repos hivernal (comme les pelouses des jardins publics), suivi d&#8217;un repos printanier, le blog aborde son repos estival pour cause d&#8217;interruption de l&#8217;image. Une intervention de réparation permettant d&#8217;y insérer à nouveau des photographies &#8211; souvent supports d&#8217;écriture comme dans la série <a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/?cat=37">&#8220;Poétique de la voirie&#8221;</a> &#8211; s&#8217;impose mais ne sera pas réalisée avant l&#8217;automne. Ce devrait être l&#8217;occasion de tenter la fusion, sous une forme nouvelle à définir, du <a href="http://martinesonnet.fr/Site/Accueil.html">vieux site</a> laissé en jachère depuis plusieurs années et du blog. L&#8217;employée aux écritures, alors dégagée de ses autres occupations, professionnelles, aura plus de temps et de cerveau disponibles à consacrer à la réouverture de quelques fichiers <em>in progress</em> eux aussi en long repos.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;ici là, les archives du blog &#8211; maison fondée en 2008 &#8211; ne demandent qu&#8217;à être visitées et même revisitées. Merci au lectorat fidèle de sa patience&#8230; et de sa compréhension dirait-on au <a href="http://www.martinesonnet.fr/blogwp/?cat=29">Montparnasse monde</a>.</p>
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		<title>Un kilomètre de rayon</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Nov 2020 15:12:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
				<category><![CDATA[la vie tout venant]]></category>
		<category><![CDATA[variétés parisiennes]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors je marcherai droit pour tourner en rond*, cherchant mon nord par la rue Saint-Jacques, poursuivant, dans le sens des aiguilles d&#8217;une montre, par les rues Cujas prolongée en Clovis, Descartes, Lacépède, Gracieuse, je contournerai la place Monge, traverserai la rue du même nom, pour prendre la rue Larrey, puis enfiler les rues de la Clef, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors je marcherai droit pour tourner en rond*, cherchant mon nord par la rue Saint-Jacques, poursuivant, dans le sens des aiguilles d&#8217;une montre, par les rues Cujas prolongée en Clovis, Descartes, Lacépède, Gracieuse, je contournerai la place Monge, traverserai la rue du même nom, pour prendre la rue Larrey, puis enfiler les rues de la Clef, du Fer à Moulin, Scipion, Vesale, de la Collégiale, avant de traverser le boulevard Saint-Marcel, et de continuer par les rues Michel Peter et de la Reine Blanche ; je traverserai l&#8217;avenue des Gobelins pour trouver la rue du même nom, et poursuivrai par les rue Gustave Geffroy, Berbier du Mets et Emile Deslandres ; si j&#8217;en suis là aux horaires d&#8217;ouverture du jardin ce qui est très probable (8h-19h30 du 25 octobre 2020 au 28 février 2021), je quitterai la rue Emile Deslandres pour traverser le square René Le Gall jusqu&#8217;à l&#8217;angle des rues Croulebarbe et Corvisart, si par malchance le jardin est fermé pour cause d&#8217;intempéries par exemple, je  le contournerai en demeurant rue Emile Deslandres jusqu&#8217;à la rue des Cordelières, pour atteindre la rue Vulpian que j&#8217;aurai rejointe, si le jardin était ouvert, par la rue Corvisart ; je suivrai la rue Vulpian juqu&#8217;à buter sur le boulevard Auguste Blanqui et les voies du métropolitain, ligne 6, Nation-Etoile, entre ses stations Glacière et Corvisart, je marcherai le long du boulevard et des voies jusqu&#8217;à la rue de la Santé, avant de continuer par les rues Cabanis, Broussais et Dareau ainsi que par le passage du même nom, puis la rue de la Tombe-Issoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Arrivée là j&#8217;aurai tracé un demi cercle et deux options se présenteront à moi : faire demi-tour et, dans le contresens des aiguilles d&#8217;une montre, revenir sur mes pas jusqu&#8217;à la rue Saint-Jacques, ou parfaire mon cercle en rejoignant le boulevard Saint-Jacques par la villa du même nom, les rues Jean Minjoz et Jean-Claude Arnould, avant de traverser la place Denfert-Rochereau en me gardant des voitures et de leurs substituts qui surgissent de partout et de nulle part, pour rejoindre la rue Froidevaux ; si jamais le cimetière du Montparnasse est ouvert je le traverserai pour en ressortir boulevard Edgar Quinet, s&#8217;il est fermé, ce que je crains, je le longerai par la rue Emile Bernard pour retrouver le boulevard Edgar Quinet.</p>
<p style="text-align: justify;">Je marcherai là sur mes vieilles brisées, au <a href="https://editions-verdier.fr/livre/marcher-droit-tourner-en-rond/">Montparnasse monde</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Je rejoindrai la rue Delambre par le square du même nom (qui est un bout de rue et pas un jardin contrairement au square René Le Gall qui est un jardin et pas un bout de rue), jusqu&#8217;au boulevard du Montparnasse que je quitterai &#8211; et le Montparnasse monde avec lui - par le boulevard Raspail et la rue Vavin suivie jusqu&#8217;à la rue d&#8217;Assas ; encore qu&#8217;un crochet soit possible, si j&#8217;ai le courage, par la rue Sainte-Beuve pour adhérer sans en perdre une seule miette à la circonférence définie par mon kilomètre de rayon ; butant au bout de la rue Vavin sur les grilles du jardin du Luxembourg, reste à espérer que celui-ci soit encore ouvert (8h-17h du premier au 15 novembre) pour que je puisse le traverser et en ressortir sur le boulevard Saint-Michel ; si le jardin est fermé je le contournerai en continuant sur la rue d&#8217;Assas jusqu&#8217;à croiser la rue Auguste Comte qui me ramènera boulevard Saint-Michel ; un boulevard que je quitterai par la rue Soufflot, jusqu&#8217;à la rue Victor Cousin qui me permettra de rejoindre la rue Cujas ;  quand celle-ci coupera la rue Saint-Jacques, j&#8217;aurai bouclé ma boucle.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais pas sûre qu&#8217;une heure me suffise pour rallier mon point de départ.</p>
<p style="text-align: justify;">(*) <em>Marcher droit, tourner en rond,</em> j&#8217;emprunte l&#8217;image et l&#8221;expression au <a href="https://editions-verdier.fr/livre/marcher-droit-tourner-en-rond/">livre d&#8217;Emmanuel Venet (éd. Verdier, 2016)</a> au titre si bien trouvé, car que faisons-nous d&#8217;autre que marcher droit pour finalement tourner en rond ?</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Notes confinées (semaine 8)</title>
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		<pubDate>Sun, 10 May 2020 14:35:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Du mardi 5 mai au dimanche 10 mai 2020, avec vues sur rue, sur cour ou sur intérieur. Mardi sur la rue la grande soif des jardinières aux fenêtres de ceux qui sont partis fait peine à voir. Mercredi sur l’intérieur vérifier quand même que dans cette histoire de 2,5kg/personne on compte pour du beurre. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>Du mardi 5 mai au dimanche 10 mai 2020, avec vues sur rue, sur cour ou sur intérieur.</strong></p>
<p style="text-align: left;">Mardi sur la rue</p>
<p style="text-align: left;">la grande soif des jardinières aux fenêtres de ceux qui sont partis fait peine à voir.</p>
<p style="text-align: left;">Mercredi sur l’intérieur</p>
<p style="text-align: left;">vérifier quand même que dans cette histoire de 2,5kg/personne on compte pour du beurre.</p>
<p style="text-align: left;">Jeudi sur la rue</p>
<p style="text-align: left;">si les mardis, jeudis, samedis,  autour des étals du marché, se dansera un bal masqué ?</p>
<p>Vendredi sur la cour</p>
<p>rêve éveillé : imaginer nos enfants mêlés à ceux d&#8217;en bas (mais ils ont bien passé l’âge).</p>
<p style="text-align: left;">Samedi sur la rue</p>
<p style="text-align: left;">rideaux de fer à demi levés : états des stocks, serpillères et balais, et dérouiller les tiroirs-caisses.</p>
<p style="text-align: left;">Dimanche sur l’intérieur</p>
<p style="text-align: left;">clore ici la dernière livraison hebdomadaire de notes confinées quoi qu&#8217;il advienne du déconfinement.</p>
<p><img class="alignright" src="http://martinesonnet.fr/images/photdivblog8/marelle.jpg" alt="" width="286" height="286" /></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Notes confinées (semaine 7)</title>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2020 07:30:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ms</dc:creator>
				<category><![CDATA[la vie tout venant]]></category>

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		<description><![CDATA[Du mardi 28 avril au lundi 4 mai 2020, avec vues sur rue, sur cour ou sur intérieur. Mardi sur la rue toute averse venant reverdir les platanes est source d’espoir. Mercredi sur la cour diversification des jeux : apparition d’un croquet et de quilles de bois numérotées. Jeudi sur l’intérieur vert, rouge, alerte orange, que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Du mardi 28 avril au lundi 4 mai 2020, avec vues sur rue, sur cour ou sur intérieur.</strong></p>
<p>Mardi sur la rue</p>
<p>toute averse venant reverdir les platanes est source d’espoir.</p>
<p>Mercredi sur la cour</p>
<p>diversification des jeux : apparition d’un croquet et de quilles de bois numérotées.</p>
<p>Jeudi sur l’intérieur</p>
<p>vert, rouge, alerte orange, que chacun voie l’épidémie à sa porte.</p>
<p>Vendredi sur la rue</p>
<p>disparus le fournisseur de muguet communiste français et ses concurrents de sauvette.</p>
<p>Samedi sur l’intérieur</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>exhumer les pinces à cheveux des vies antérieures qu’on croyait enfouies à jamais.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Dimanche sur la cour</p>
<p>à 17h chaque après-midi, envol des volutes d’un violoncelle voisin.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Lundi sur la rue</p>
<p>un frémissement, comme un frémissement, des prémices, une amorce (et puis rien ?).</p>
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