L'employée aux écritures

le blog de Martine Sonnet – ISSN : 2267-8735

RSS Feed

"Le problème de la nuit reste entier. Comment la traverser, chaque fois la traverser tout entière ?" Henri Michaux

Monthly Archives: juin 2008

Juin, plaisirs et pensum

Comments Off

En juin, l’employée aux écritures aime beaucoup respirer le parfum des tilleuls en fleur, le soir, en traversant la place du marché, ou encore être invitée à dîner dans des jardins de banlieue, autour de maisons en meulière, avec cerisiers qu’il n’y a qu’à tendre le bras, et y rester jusqu’à la nuit noire et fraîche.

En juin, l’employée aux écritures aime moins remplir son dossier annuel d’activités (DAA), même si le formulaire est de mieux en mieux préparé : il est passé de 5 pages en juin 2007 à 12 en juin 2008, et ses rédacteurs ne sont pas avares de consignes à suivre pour aider à le remplir.

Néanmoins, l’exercice consistant à faire rentrer dans les cases toutes ses activités de l’année écoulée et ses aspirations profondes pour celle à venir, relève toujours un peu de l’art de la contorsionniste. Cette année, malgré sa grande souplesse naturelle et même si on lui tient si bien la main, l’employée aux écritures trouve que ça craque un peu par tous les bouts.

Pas sûr, d’ailleurs, que la multiplication des cases à l’infini aurait raison de tous ses faits et gestes.

Filed under la vie tout venant
juin 3, 2008

Pense-bête pour mon dimanche

Comments Off

Liste de choses qu’il faudrait bien que je fasse aujourd’hui pour ne pas trop me compliquer la vie demain

- rajouter quelques liens pendant que j’y pense dans le billet d’hier. Ajout 9h10 : je viens de le faire – sauf vers une recette de polonaise, je ne tombais que sur des sites de cuisine tartignoles

- aller avec L. au commissariat pour son vélo volé hier (en se coordonnant si possible avec les parents du copain qui était avec lui sur la coulée verte et dont le vélo a été volé en même temps) Ajout 13h20 : c’est fait, on en revient, ça nous a pris exactement 3 heures… Pour la valeur et la description du vélo on a expliqué qu’on n’avait pas de facture, l’ayant obtenu par échange contre 6500 points sur notre carte U. En attendant qu’on reconsomme suffisamment pour en récupérer un, je propose mon vélo à L. pour aller au lycée, il lève les yeux au ciel : rouler sur le vélo de sa mère, c’est bien une idée de mère !!!

- chercher une photo de mon père et moi petite, ce ne sera pas facile, la scanner et l’envoyer au journal qui en voudrait une pour demain. Ajout 17h40, tenté de faire au mieux, trouvé palliatif, mais dans la dispersion actuelle des choses de ce temps-là je ne sais pas où est la boîte à gâteaux L’Alsacienne qui aurait peut-être permis de répondre exactement à la demande. De photo de mon père avec moi au temps des forges, j’ai bien cherché, je n’en ai pas chez moi.

- nettoyer certains carrelages dont je vois bien que l’état de saleté empire (sans gêner grand monde à part moi). Ajout 17h40 : fait, en geignant beaucoup, avant de m’occuper du problème des photos.

- téléphoner à NP qui ne sera pas à l’AG du labo demain matin consacrée au programme à 4 ans pour que je puisse y parler en nos deux noms

- avertir les auteurs des propositions de contributions à notre journée d’étude de novembre des décisions prises hier. Ajout 23h20 : report à mardi

Je crois que j’ai fait le tour et autant m’y mettre tout de suite.

Filed under variétés
juin 1, 2008

Thé de Chine fumé

Comments Off

A midi, petite césure dans un samedi que je savais d’avance trop long et dispersé, entre la réunion d’un comité scientifique de doctes historiennes le matin sur la montagne Sainte-Geneviève et les discussions à bâtons rompus autour de livres posés sur des tables à tréteaux dans une rue piétonne de banlieue l’après-midi, je m’étais ménagée une demie-heure de décompression solitaire dans un salon de thé plutôt chic près du Luxembourg. C’était pratique, à deux pas du RER à prendre pour relier mes deux mondes en changeant de casquette.

Et soudain, comme je savourais ma polonaise accompagnée d’un thé de Chine fumé (en me disant, comme à chaque fois, que je devrais penser à en boire plus souvent et même à en acheter pour la maison parce que c’était vraiment une de mes boissons préférées) je me suis aperçue qu’à une table proche de la mienne se trouvait JBP, analyste-écrivain-éditeur à qui j’avais envoyé un manuscrit par la poste l’année dernière.

S’il avait été seul, ce qui n’était pas le cas, j’aurais peut-être osé lui parler. Lui dire combien sa belle lettre manuscrite reçue en réponse il y a un an, certes pour me signifier un refus, m’avait néanmoins fait grand plaisir. Des dix-huit manières dont on m’a dit non avant de me dire oui, la sienne avait été la plus élégante et la plus sensible.

Et peut-être même que je lui aurais raconté aussi ce qu’il est advenu d’un des personnages du livre une fois que le livre a fini par exister, après la dix-neuvième réponse, parce que je crois qu’un rebondissement pareil dans mon histoire serait susceptible d’intéresser un homme dan son genre – mais pas forcément l’éditeur.

Filed under la vie tout venant
juin 1, 2008

Rubriques du blog

Recherche

Archives du blog depuis avril 2008

Sur Twitter

tous textes et photos copyright Martine Sonnet, sauf mention spéciale
var _gaq = _gaq || []; _gaq.push(['_setAccount', 'UA-25117361-1']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();